Immobilier: vers un record de tous les temps en 2018

Publié le 20/11/2018 à 11:34

Immobilier: vers un record de tous les temps en 2018

Publié le 20/11/2018 à 11:34

Par Martin Jolicoeur

Le marché résidentiel ne décélère pas au Québec. Même que contrairement au reste du pays, la province se dirigerait d’ici la fin de l’année vers un record de ventes de tous les temps.

C’est en tout cas la prévision que les services économiques de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) a présenté ce matin à Montréal, à l’occasion de la 8e édition de sa conférence annuelle Fenêtre sur le marché 

Alors que le marché immobilier résidentiel québécois connaissait déjà un record de ventes en 2017, celui-ci sera fracassé en 2018, avec des ventes franchissant le cap des 86 000 transactions enregistrées, a soutenu l’économiste Paul Cardinal, de la FCIQ. Ces prévisions s’appuient sur les données enregistrées au cours des dix premiers mois de l’année 2018. 

À l’exception de Trois-Rivières, toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) du Québec sont effectivement en voie de connaître une croissance du nombre de transactions cette année. « Avec une hausse de 5 % des ventes, le marché immobilier résidentiel du Québec affiche des résultats enviables par rapport à celui des autres provinces », a expliqué M. Cardinal, directeur, Analyse du marché, FCIQ. 

« L’Ouest du pays connaît en effet une baisse importante d’activité, notamment la Colombie-Britannique, avec une baisse de 23 % jusqu’ici en 2018. Pour sa part, l’Ontario suit avec une baisse de 18 %. Quant à la croissance des prix, le Québec présente la meilleure performance, avec une hausse de 5 %, toutes catégories de propriétés confondues. »

En ce qui a trait aux conditions de marché, les RMR de Montréal et de Gatineau se distinguent par des conditions à l’avantage des vendeurs. À l’inverse, ce sont les acheteurs qui ont plus de pouvoir de négociation dans les RMR de Québec, de Sherbrooke et de Saguenay. Du côté de Trois-Rivières, qui conserve la première place des régions les plus abordables pour l’achat d’une propriété, le marché est équilibré.  

Montréal, les banlieues et la surenchère

Le marché immobilier de Montréal continue de se démarquer du reste de la province. En effet, en plus d’enregistrer un record des ventes en 2018, les délais de vente y sont en forte baisse et les augmentations de prix y sont soutenues. Par catégories, c’est la copropriété qui se démarque au chapitre de la croissance du nombre de ventes, mais ce sont les « plex » qui connaissent présentement la meilleure croissance des prix.

« La construction abondante de copropriétés au cours des dernières années n’a pas fait baisser les prix, comme certains observateurs le craignaient », a précisé M. Cardinal. « La demande est restée soutenue sur le marché de la revente, comme en témoigne l’augmentation des ventes de 15 % dans ce segment pour l’année en cours ». 

Contrairement à 2017, ce sont les banlieues de Montréal, notamment la Rive-Sud et Laval, qui connaissent les meilleures performances, avec des hausses de 12 % et de 7 % respectivement jusqu’ici en 2018. La Rive-Nord, elle, coiffe tout juste l’île de Montréal, avec une progression de 4 % des ventes. 

La surenchère demeure un phénomène présent dans la région de Montréal. C’est toutefois pour les « plex » que ce phénomène est le plus répandu, avec 17 % des ventes réalisées à un prix supérieur au prix demandé. Les quartiers les plus touchés par la surenchère sont ceux d’Outremont, de Rosemont–La Petite-Patrie, du Plateau-Mont-Royal, du Sud-Ouest et de l’Ouest de l’île. 

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