Immobilier: risque élevé d'effondrement au Canada

Publié le 24/08/2018 à 13:12

Immobilier: risque élevé d'effondrement au Canada

Publié le 24/08/2018 à 13:12

Un voyant rouge est apposé au Canada. Le pays est considéré parmi les plus à risque de subir une chute des prix de l'immobilier avant longtemps.

En dépit des mesures adoptées ces dernières années, le Canada demeure l’un des pays parmi les plus à risque de subir avant longtemps une chute importante de la valeur de son parc immobilier résidentiel.

C’est du moins l’une des principales conclusions de l’analyse éclairée de Capital Economics, l’un des plus importants groupes de recherche indépendants en économie, situé à Londres. 

Dans un rapport publié plus tôt ce mois-ci, les chercheurs comparent la situation d’une trentaine de pays développés où la disponibilité de données permettait une telle analyse. 

Ont été comparés entre eux, différents indicateurs tels que la variation des prix des maisons au cours des dernières années, l’évolution du ratio entre le prix des maisons et les revenus des contribuables, le niveau d’endettement hypothécaire des ménages, et la part du secteur de l’immobilier dans le produit intérieur brut (PIB) de chaque pays.

Au terme de cet exercice, le Canada se range aux premières loges des pays où les prix des propriétés résidentielles sont le plus à risque de subir un recul important ces prochaines années. Les auteurs ont choisi d’apposer à cette catégorie un voyant rouge.

Le Canada n’est évidemment pas le seul pays à devoir vivre avec ce risque d’éclatement du marché immobilier. L’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suède, l’Autriche, Israel et Hong Kong ont aussi été classés dans cette catégorie à haut risque.

Mais de tous les pays de cette catégorie, précise les économistes Vicky Redwood et Simon MacAdam, c’est le marché immobilier canadien qui risque le plus de devoir déchanter. Et cela en dépit, soulignent les auteurs, de six vagues d’imposition de nouvelles règles macroprudentielles entre 2008 et 2016.

Qu’à cela ne tienne, les prix des résidences au Canada ont continué de croître bien au-delà de l’inflation, avec l’émergence de plus en plus de prêteurs hypothécaires alternatifs, aux côtés de banques traditionnels, s’inquiètent les auteurs.

Probablement qu'une question de temps

Certes, les prix des maisons ont commencé à stagner plutôt que de s’écrouler dans certains marchés chauds, comme Toronto et Vancouver. «Mais ce n’est probablement qu’une question de temps (avant que cela n’arrive). Même sans déclin des prix des résidences (…), nous nous attendons à une contraction significative de la taille des investissements résidentiels (au Canada) au cours des prochaines années», écrivait un peu plus tôt sur le même sujet, Paul Ashworth, économiste en chef, Amérique du Nord de Capital Economics.

Dans la catégorie suivante des pays à surveiller, où le risque de baisses de prix grandit sans être imminent, se trouve la Norvège, la Belgique, le Royaume-Uni et l’Irlande.

Un voyant jaune a été accolé à la Chine, au Danemark, au Portugal, à la France, au Chili, aux Pays-Bas, à l’Espagne et au États-Unis. Malgré des signes d’inquiétudes, ici et là, la situation paraît généralement sous contrôle sans grande inquiétude.

Enfin, selon Capital Economics, le vert domine sur le secteur immobilier de l’Allemagne, de la Finlande, de la Suisse, de la Corée du Sud, de l’Afrique du Sud, du Brésil, du Japon, de la Grèce, de l’Italie, de la Russie et de Singapour. Cela principalement pour leur stabilité, qui a plus à voir avec des facteurs propre à chaque pays, qu’à une force de marché qui s’appliquerait sur toutes les frontières à la fois. 

Le fait que le marché immobilier américain ne soit pas à risque actuellement contribue à cette situation, notent les auteurs. Par chance, les pays, dont le Canada, affublés d’un voyant rouge ne comptent actuellement que pour 7% du PIB mondial.

Néanmoins, l’heure n’est pas à la fête, prévient Capital Economics. Une hausse soudaine des taux directeurs (en réponse par exemple à une inflation galopante inattendue), ou un ralentissement de l’économie mondiale (résultat par exemple de l’amplification de l’actuelle guerre commerciale entre les États-Unis et ses partenaires) pourraient rapidement provoquer de vives inquiétudes. 

Et cela bien au-delà des pays à risque comme le Canada et la Suède, présentement sous surveillance.

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