Devenu numéro un, Multi-Prêts veut encore doubler sa taille

Publié le 03/10/2016 à 16:49

Devenu numéro un, Multi-Prêts veut encore doubler sa taille

Publié le 03/10/2016 à 16:49

Par Stéphane Rolland

Photo: Les Affaires

La plus importante société de courtage hypothécaire au Canada est désormais québécoise. Maintenant qu’il est parvenu à doubler la taille de Groupe Multi-Prêts avec l’acquisition d’Invis, Luc Bernard, le PDG, veut répéter l’exercice sur une période de quatre ans, a-t-il dit en entrevue au journal Les Affaires.


Annoncée lundi, l’achat d’Invis, connue au Québec pour sa filiale Intelligence Hypothécaire, s’inscrit dans le plan de match de M. Bernard. Cet ancien haut dirigeant de la Banque Laurentienne a acheté Multi-Prêts en janvier 2015 avec le soutien d’un groupe d’investisseurs dont fait partie le Fonds de solidarité FTQ.


L’homme d’affaires voulait faire doubler la taille de l’entreprise pour la faire passer à un volume de prêts de 25 milliards d’ici la fin de l’année 2017. Avec la transaction, le volume de prêts de Multi-Prêts augmente de 8 G$ pour s'établir à 22 G$. Le nombre de courtiers passe de 2200 à 3000.


La principale raison ayant motivé cette transaction en est une d’échelle. «Ça nous donne la masse critique nécessaire pour investir massivement en développement de marque, en publicité et en technologie, explique M. Bernard en entrevue. Dans l’industrie, les joueurs qui pourront se démarquer seront ceux qui auront les moyens de faire ces investissements.»


Pour certains services «de pointe», l’acquisition apportera aussi de nouvelles expertises comme la distribution d’assurance crédit ainsi que l’assurance auto et habitation. «On venait de lancer nos propres services au Québec, raconte le dirigeant. On va pouvoir mettre à profit leur infrastructure en les intégrant.»


L’arrivée d’Invis dans l’orbite de Multi-Prêts augmente le poids de l’entreprise en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique. Même si le reste du Canada prend du poids, M. Bernard promet que le siège social de l’entreprise va rester à Montréal. «Dans un contexte de morosité économique où l’on se questionne sur les sièges sociaux, nous sommes fiers de confirmer que le siège social va rester à Montréal, répond-il. C’est une démonstration claire que l’antidote au départ des entreprises, c’est d’avoir de l’ambition. »


Parlant d’ambition, M. Bernard veut redoubler à nouveau la taille de son entreprise. Il se donne un horizon de quatre ans pour y parvenir. La moitié de cette croissance proviendra de l'interne et l’autre moitié sera obtenue grâce à d’autres acquisitions. L’objectif est de faire passer les parts de marché d’une fourchette de 28% à 30% pour l'amener à 45%.


 


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