Des maisons plus abordables au Québec

Publié le 30/05/2015 à 09:30

Des maisons plus abordables au Québec

Publié le 30/05/2015 à 09:30

Par Philippe Jean Poirier

Les propriétés québécoises n'ont jamais été aussi abordables depuis 2011, selon le plus récent Indice d'abordabilité Desjardins (IAD). Pourquoi?

Les taux d’intérêt : pas le plus grand facteur

« Les bas taux d’intérêt jouent en faveur d’un plus grand accès à la propriété, mais ce n’est pas le facteur principal, explique Chantal Routhier, économiste chez Desjardins. C’est un phénomène qui est là depuis un certain temps déjà. Ça a contribué à faire augmenter l’IAD de 1 point, à peu près... »

L’Indice d’abordabilité a été conçu en 2006 par Desjardins pour évaluer l’état du marché immobilier. L’indice établit un rapport entre le prix de revente des maisons, les taux hypothécaires, le revenu des ménages ainsi que les frais associés à chaque localité (taxes foncières, etc.) Et comme nous l’apprend Desjardins, il s’améliore au Québec cette année encore.

La stabilité des prix : toujours bienvenue

« Le prix des maisons est demeuré stable au Québec. Avec des replis à certains endroits », précise Chantal Routhier. Combiné à une économie québécoise qui reprend de la vigueur - donnant un plus grand revenu disponible aux ménages -, c’est ce qui explique que le Québec fasse bonne figure.

Or, le scénario inverse peut également se produire. En Alberta, c’est le ralentissement économique lié au pétrole qui a fait « fléchir » le prix de vente moyen, offrant aux Albertains une meilleure abordabilité des maisons.

Chantal Routhier assure que la situation au Québec est bien différente. « Nous avons une reprise qui est lente. » Ce qui, en conclusion, ne présage pas une flambée des prix.

Un marché d’acheteurs

La raison pour laquelle les prix demeurent stables au Québec est parce qu’il y a maintenant un surplus de maisons à vendre. « On considère que le marché atteint un équilibre quand il y a de 8 à 10 acheteurs pour un vendeur, explique Chantal Routhier. C’est à ce moment que le rapport de force est le plus équilibré. »

Ce ratio a été atteint en 2010-2011. On se trouve actuellement dans un marché où il y a 13 acheteurs pour un vendeur. Desjardins prévoit d’ailleurs que le prix de vente des maisons restera « contenu » au cours des prochains trimestres.

« Le marché de l’habitation ne suscite pas d’inquiétude en ce moment, ajoute Chantal Routhier, qui est aussi l’auteure du bulletin émis par Desjardins. On retourne à l’équilibre, comme on s’y attendait. »

Des inquiétudes, malgré tout

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) n’est pas aussi optimiste que Desjardins. « Nous avons beaucoup d’inquiétude face à l’accès à la propriété au Québec », annonce d’emblée François-William Simard, directeur des communications de l’APCHQ.

Pour l’APCHQ, c’est l’accès des jeunes ménages qui est en jeu. « Si on compare sur une longue période, on se rend compte que le prix moyen des maisons unifamiliales est passé de 110 000 $ en 2000 à 263 000 $ en 2013. C’est une hausse de 139 % ! Ça veut dire que la mise de fonds moyenne est passée de 5 500 $ à 13 000 $. C’est un fardeau énorme pour une jeune famille. »

Même s’il convient que le marché « n’est pas aussi précaire qu’à Vancouver », François-William Simard croit que la situation demeure préoccupante, surtout pour les premiers acheteurs qui désirent entrer sur le marché.

 

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