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Plus de Canadiens ont des difficultés avec leur hypothèque

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Plus de Canadiens ont des difficultés avec leur hypothèque

Les données publiées lundi par l’Institut Angus Reid montrent que 15% des titulaires d’un prêt hypothécaire affirment trouver l’aspect financier de leur prêt hypothécaire «très difficile», contre 8% en mars et 11% en juin. (Photo: La Presse Canadienne)

Le nombre de Canadiens ayant de la difficulté à faire leurs versements hypothécaires mensuels est à la hausse, de même que les craintes d’être confronté à des paiements plus élevés au moment du renouvellement d’un emprunt hypothécaire, indiquent les résultats d’un nouveau sondage. 

Les données publiées lundi par l’Institut Angus Reid montrent que 15% des titulaires d’un prêt hypothécaire affirment trouver l’aspect financier de leur prêt hypothécaire «très difficile», contre 8% en mars et 11% en juin.

Même si la plupart des observateurs s’attendent à ce que la Banque du Canada maintienne son taux d’intérêt directeur à 5% lorsqu’elle annoncera sa prochaine décision, mercredi, son niveau actuel fait que 79% des répondants se disent inquiets ou très inquiets de devoir faire des paiements plus élevés lorsque viendra le temps de renouveler leur prêt hypothécaire.

Les personnes ayant un prêt hypothécaire à taux variable étaient moins susceptibles que les répondants ayant un prêt hypothécaire à taux fixe de trouver leurs mensualités faciles à gérer pour l’instant, mais ceux ayant un prêt à taux variable étaient également moins susceptibles d’être «très inquiets» vis−à−vis de leur prochain prêt hypothécaire ou de ce que leur renouvellement pourrait apporter, par rapport aux détenteurs de prêts hypothécaires à taux fixe.

Ce pessimisme n’est pas une surprise, a estimé James Laird, cochef de la direction de Ratehub.ca et président de CanWise Financial.

Mais que la Banque du Canada choisisse le statu quo ou non cette semaine, cela n’apaisera probablement pas encore les inquiétudes de la plupart des emprunteurs, a-t-il poursuivi.

«Si elle augmentait son taux directeur de 25 points de base supplémentaires, ou disons, si cela se produisait au cours des six prochains mois, ce ne serait pas un si grand changement», a affirmé James Laird.

«Ses commentaires seront probablement plus intéressants que sa décision sur le taux. La banque nous donne parfois un bon aperçu de ce qu’elle pense et de ce qu’elle prévoit faire dans différents scénarios pour les mois à venir.»

La banque centrale du Canada a maintenu son taux d’intérêt directeur inchangé le mois dernier, mais a laissé la porte ouverte à de nouvelles hausses de taux, évoquant des inquiétudes concernant la persistance des pressions sous−jacentes sur les prix.

Le rapport de septembre sur l’indice des prix à la consommation a contribué à apaiser certaines inquiétudes au sujet de l’inflation, qui a ralenti à 3,8% sur une base annuelle.

Les données d’Angus Reid montrent également qu’environ la moitié des répondants estiment être dans une moins bonne situation financière que l’année dernière, tandis que 35% s’attendent à être dans une pire situation dans un an.

Le sondage en ligne a été mené du 9 au 13 octobre auprès d’un échantillon randomisé représentatif de 1878 adultes canadiens membres du Forum Angus Reid. Le sondage présente une marge d’erreur de plus ou moins deux points de pourcentage, 19 fois sur 20, a indiqué la société.

James Laird a souligné que même si les ménages étaient «manifestement tendus», la plupart des Canadiens continuaient de faire leurs versements hypothécaires, à moins qu’ils n’aient récemment perdu leur emploi. Mais cela signifie que «d’autres éléments importants de la situation financière» des budgets des ménages, comme l’épargne, en pâtissent, a-t-il ajouté.

«Je ne veux pas dire que c’est facile, mais c’est possible», a-t-il affirmé. 

«Le premier dollar du budget de chaque ménage est consacré au paiement du logement, qu’il s’agisse d’un paiement de loyer ou d’un prêt hypothécaire. Alors d’autres choses se font pousser hors du budget. Les paiements sont toujours faits à temps, mais il reste moins d’argent de l’argent pour d’autres choses très importantes comme les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) et les régimes enregistrés d’épargne-étude (REEE).»