Pertes fiscales, que faire?


Édition du 06 Décembre 2014

Pertes fiscales, que faire?


Édition du 06 Décembre 2014

Le ménage de votre portefeuille s'impose d'ici le 24 décembre pour matérialiser les pertes en capital subies sur des titres perdants détenus hors REER et hors CELI. Si certains d'entre eux pourraient vous permettre de réduire votre facture fiscale, d'autres devraient être conservés et même achetés. Tour d'horizon de titres populaires ayant faibli en cours d'année.

[Photo: Shutterstock]

À vendre, quelques candidats¹...

AGF Management (Tor., AGF.B, 9,96 $) - 24,9 %

Le gestionnaire de fonds communs de placement AGF est victime d'une concurrence sectorielle féroce et de la popularité des fonds négociés en Bourse. Marc L'Écuyer, gestionnaire de portefeuille chez Cote 100, doute d'assister à une éventuelle embellie boursière. «L'entreprise soulignait récemment une amélioration de la décroissance de ses actifs, mais la tendance demeure néanmoins à la baisse», dit-il. La société tente de limiter la fuite de capitaux de ses fonds communs de placement, alors que plus de la moitié des nouvelles ventes de l'industrie proviennent du réseau des six grandes banques canadiennes. D'autres vents contraires soufflent sur le secteur : le débat sur la suppression envisagée des commissions de suivi bat toujours son plein, et une plus grande transparence sur les frais payés par les investisseurs sera désormais de mise. La firme Canaccord Genuity recommande la vente du titre. «AGF est bien gérée, et le rendement de 10,4 % du dividende permet à l'investisseur de patienter», indique cependant de son côté François Têtu, vice-président et conseiller en placement chez Valeurs mobilières Desjardins.

Barrick Gold (Tor., ABX, 13,54 $) - 27,6 %

Bien difficile de justifier les fondamentaux qui soutiennent actuellement les titres du secteur aurifère et le prix du métal jaune. Barrick Gold s'affaire à optimiser l'utilisation de son capital et souhaite abaisser son niveau d'endettement élevé. François Têtu n'est pas impressionné par les radiations comptables de 13 milliards de dollars effectuées par la société depuis 2013. Selon lui, de meilleures occasions d'investissement existent dans d'autres secteurs. La Caisse de dépôt et placement du Québec semble tenir le même raisonnement : au troisième trimestre, elle a éliminé 60 % de sa position dans le titre. Une consolation : les analystes de Valeurs mobilières TD recommandent de conserver le titre, avec une cible de 16 $.

Yamana Gold (Tor., YRI, 4,13 $) - 54,9 %

Yamana Gold a dévoilé une perte de 1,17 $ US par action à son troisième trimestre, par rapport à un bénéfice de 0,06 $ US un an plus tôt. «Le secteur aurifère subit les contrecoups du prix à la baisse des commodités. Certains producteurs pourraient éventuellement avoir de la difficulté à produire l'once d'or avec profit, et des fermetures de mines pourraient alors survenir», souligne François Têtu. D'un sommet de 1 900 $ US enregistré à l'automne 2011, le prix de l'once d'or peine à se maintenir à 1 150 $ US. La vigueur de l'économie américaine et la montée vertigineuse du billet vert pourraient accentuer la chute du cours de l'or. Les analystes de Valeurs mobilières Dundee recommandent la vente du titre, avec une cible à 3,75 $.

1Le pourcentage pour chaque titre représente la variation du titre depuis le début de l’année, au 28 novembre 2014.

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