Vivre au dessus de ses moyens, voilà ce que ça donne

Publié le 12/08/2016 à 10:21

Vivre au dessus de ses moyens, voilà ce que ça donne

Publié le 12/08/2016 à 10:21

Par Institut québécois de planification financière

Le portrait de la santé financière des familles canadiennes n’est pas des plus reluisants. Selon une enquête de Statistique Canada publiée en avril 2015, 71 % des familles détenaient une dette en 2012. Plus spécifiquement, un préretraité âgé entre 55 et 64 ans traînait toujours un passif moyen de 49 300 $, alors qu’il est à l’aube d’avoir à vivre en bonne partie de ses économies.

Plus inquiétant encore, l’étude indique qu’en 2012, 42 % des personnes âgées de 65 ans et plus agissaient toujours comme principal soutien économique de leur famille; leurs revenus de retraite devaient donc suffire à plus qu’elles-mêmes. En 1999, à titre comparatif, seuls 27 % des individus de cette tranche d’âge soutenaient encore un enfant ou un proche. Cette statistique valait aussi bien pour les immigrants récents ou de longue date que pour les Canadiens de naissance.

Une responsabilité financière plus lourde et sur une plus longue période, voilà donc la nouvelle réalité des préretraités et des retraités d’aujourd’hui. Dans ce contexte, il est d’autant plus important de déjouer les écueils de ses comportements financiers, en se connaissant en tant que consommateur. Les achats impulsifs sont souvent le reflet d’émotions profondes, une façon pour certains d’apaiser les déceptions et les sentiments négatifs par une satisfaction immédiate. La réflexion survient devant le relevé de carte de crédit qui s’allonge plutôt qu’au moment de l’achat guidé par un besoin de compensation émotive.

Pour certains, il faudra plus que de bons conseils pour reprendre les rênes de leur consommation financière. Combien sont retombés dans l’endettement au sortir d’une faillite ? Si tel est votre cas, il existe sur le marché des services de coaching pour comprendre et modifier en profondeur votre comportement face à l’argent.

La chute du taux d’épargne et l’augmentation de la dette

Au début des années 1980, il était avantageux d’épargner avec les taux relativement élevés offerts sur les placements. En général, les gens épargnaient tout près de 20 % de leur revenu net disponible. Mais la baisse des taux d’intérêt et l’abolition de la non-imposition de la première tranche de revenus d’intérêts de 1 000 $ sont venues décourager les épargnants.

Devant une telle situation, des messages alarmistes adressés aux contribuables canadiens circulaient au milieu des années 2000. Déjà, on constatait que les ménages devaient modérer leurs dépenses et rembourser leurs dettes pour ensuite être en mesure de se constituer un fonds de réserve en prévision des moments plus difficiles. D’où l’instauration d’une excellente mesure incitative à l’épargne : le compte d’épargne libre d’impôt (CELI).

Des outils à votre portée

Un exemple suffit à démontrer comment la spirale de l’endettement peut s’amorcer par de toutes petites sommes, en apparence anodines. Supposons que vous empruntez 1 000 $ sur votre carte de crédit au taux de 18 % et que vous remboursez chaque mois le montant minimum, soit 3 % de votre solde. Vous aurez effacé votre dette de 1 000 $... Au bout de 10 ans en ayant payé 798,89 $ d’intérêts !

En effet, le taux d’intérêt mirobolant des cartes de crédit aura tôt fait d’égaler le montant emprunté. L’Autorité des marchés financiers met à votre disposition un calculateur en ligne pour effectuer vos propres scénarios de remboursement de vos dettes de crédit. 

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