Une pelouse… qui n'en est pas une

Publié le 13/05/2015 à 09:14

Une pelouse… qui n'en est pas une

Publié le 13/05/2015 à 09:14

Le beau temps revient et avec lui, les joies du terrassement. Las d'avoir à entretenir un gazon, des propriétaires choisissent d'autres options. Mais certains couvre-sols ne conviennent pas à tous : tout dépend du type de sol et de l’utilisation que l’on souhaite en faire. Quelques conseils.

« Quand des clients me disent qu’ils veulent une solution de rechange au gazon, je leur demande toujours ce qu’ils veulent faire de leur terrain », explique le jardinier et paysagiste Yves Prenovault. La bonne vieille pelouse demeure un incontournable pour les enfants qui jouent dehors et pour les zones que l’on piétine régulièrement. Il n’est cependant pas nécessaire que le terrain soit entièrement couvert de gazon. « On peut restreindre la zone de pelouse à ce qui est utile », précise Yves Prenovault. On peut ainsi parfois réduire la surface gazonnée des trois quarts.

Le gazon n’est donc pas nécessaire dans les endroits où on ne circule pas fréquemment, comme les devantures de maison. Les aménagements paysagers, qui peuvent inclure des fontaines, des plantes vivaces et des platebandes, réduisent également la surface de pelouse sur le terrain. Plusieurs options s’offrent alors pour les zones restantes, qu’il s’agisse de pierre ou de solutions végétales comme le trèfle et les mousses.

Pierre et paillis

Les couvre-sols non végétaux sont ceux qui donneront les résultats les plus rapides. La pierre, qui prend généralement la forme de galets qu’on étend sur son terrain, est cependant très dispendieuse et favorise les îlots de chaleur en été. Le paillis, généralement fait de copeaux de bois ou d’écorce d’arbre, est une solution plus économique, puisque les prix varieront de 1,50 $ à 6 $ le pied carré, alors que des galets de pierres peuvent coûter jusqu’à 40 $ le pied carré.

Les solutions végétales

Il existe également de nombreuses options de rechange végétales à la pelouse traditionnelle. Là encore, tout est une question de besoin. « La seule règle qui existe, c’est de mettre la bonne plante au bon endroit », explique Emmanuelle Arès, agronome chez Services paysagers Dominique Filion. L’ensoleillement est le facteur le plus important à considérer, d’autant plus que le gazon pousse difficilement à l’ombre. Il faut aussi tenir compte du pH et de l’humidité du sol ainsi que de l’exposition au vent, dans certains cas.

Des plantes vivaces comme la pervenche, l’ægopode, la pachysandre ou les lamiers pourront remplacer la pelouse dans les zones ombragées. Dans les zones plus ensoleillées, le sedum, la véronique, le thym serpolet, la bugle (ajuga), la campanule ou le trèfle feront office de remplacements intéressants à l’herbe. Des arbustes ou de petits conifères comme le genévrier rampant ou le cotonéaster sont aussi une option si on cherche plus de hauteur. Enfin, différentes sortes de mousses peuvent servir de couvre-sol. Les prix varient énormément pour ce type d’aménagement, mais se situent généralement dans une fourchette de 3 $ à 20 $ le pied carré si on choisit de faire les travaux soi-même.

Remplacer le gazon par d’autres types de couvre-sol évite d’avoir à le tondre ou d’étendre de l’engrais. Les mauvaises herbes demeureront cependant un problème avec plusieurs couvre-sols. On s’épargnera autant d’efforts en acceptant d’avoir une pelouse… un peu moins parfaite.

 

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