Un bon placement : l'éducation financière des enfants

Publié le 27/03/2013 à 19:25, mis à jour le 11/10/2013 à 08:03

Un bon placement : l'éducation financière des enfants

Publié le 27/03/2013 à 19:25, mis à jour le 11/10/2013 à 08:03

Par René Vézina

Un récent sondage du quotidien français le Figaro, signalait que 61 % des parents dont les enfants possédaient un téléphone portable disaient qu’il avait déjà été source de zizanie dans la famille. Ces résultats pourraient fort bien s’appliquer ici. Et comme la majorité des ados, aujourd’hui, ont un portable…

Pourquoi ce genre de problème ? En bonne partie parce que les jeunes, aujourd’hui, n’ont pas conscience de la valeur de l’argent. Leur éducation économique est déficiente. Le Québec vit lui-même ce malaise.

L’école a renoncé. Le seul cours d’éducation économique jadis inscrit au programme du Secondaire a été supprimé il y a deux ans. Les parents devraient théoriquement prendre la relève pour relayer les connaissances de base, mais ils sont mal outillés pour le faire correctement, quand ils ne sont pas tout simplement mal à l’aise.

C’est le cas de Marie-Josée et Alphée dont les deux filles, Mélanie et Rosalie, vont expliquer dans le dernier épisode de Déficit Zéro cette année comment elles trouvent difficile de tenir un budget. Rosalie, qui a 14 ans, se dit encore plus dépensière que sa jeune sœur. « Ce je veux, dit-elle, il faut que je l’achète. »

Consommer, va toujours, mais les vannes toujours ouvertes quand on est ado risquent de conduire tout droit au surendettement à l’âge adulte. De là, entre autres, l’importance de l’éducation financière pour les enfants.

À quel âge un jeune peut-il obtenir une carte de crédit ?

À 18 ans, il peut faire ce qu’il veut ; certaines institutions vont en consentir une dès qu’un ado atteint l’âge de 16 ans si ses parents signent pour donner leur consentement. Mais d’autres formules existent, comme les cartes prépayées, avec un pouvoir d’achat déterminé d’avance, qui sont offertes à partir de 13 ans. Elles peuvent aider en illustrant au jour le jour ce que représente le crédit, en autant qu’on demeure attentif à l’usage qu’en font les enfants.

Comment initier progressivement un jeune aux notions financières de base ?

On peut procéder comme suit: dès l’âge de quatre ans, on lui apprend à identifier les pièces de monnaie et à en mettre dans une tirelire. À six ans, on commence à lui verser une petite allocation. À neuf ans, on se rend avec lui dans une institution financière où il s’ouvrira un compte… et où il obtiendra sa première carte de guichet automatique. Au début de l’adolescence, on l’invite à comparer systématiquement les prix quand il achète quelque chose, pour ensuite le familiariser avec des termes financiers comme l’intérêt, l’épargne, le crédit, les dépôt et retraits, ce qui devrait idéalement l’inciter à tenir un budget à sa mesure.

Les jeunes ont-ils avantage à ouvrir un compte tôt dans leur vie ?

Les jeunes, oui, les institutions financières le souhaitent encore plus, puisqu’elles espèrent se préparer ainsi des clients. Les caisses scolaires, par exemple, offrent des comptes sans frais d’administration et sans dépôt minimum, dans une entité logée directement à l’école. C’est elle qui doit ultimement en accepter la mise sur pied, mais elle concourt alors à familiariser les jeunes avec l’épargne.

Qu’est-ce que la journée « Parlons argent avec nos enfants » ?

C’est un événement créé par la Fondation canadienne d’éducation économique qui se déroulera pour la première fois cette année dans la grande région de Montréal, le 17 avril, avant d’être étendu au reste du Québec. Dans les écoles, il vise les élèves de Secondaire 1. Une trousse (gratuite) pour les enseignants est proposée à toutes les écoles, pour qu’ils puissent offrir dans le cadre de leur matière une leçon qui porte sur une question d’argent. Un programme équivalent à domicile est également proposé. Renseignement : www.cfee.org

Autres liens utiles :

Office de protection du consommateur : www.opc.gouv.qc.ca

Les jeunes et l’argent : www.lesjeunesetlargent-fcee.org

Pour les jeunes : www.toilejeunesse.qc.ca


image

DevOps

Mercredi 11 septembre


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Gestion de l’innovation

Mercredi 18 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Gestion de la formation

Jeudi 05 décembre


image

Sommet énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Contrats publics

Mardi 28 janvier

Sur le même sujet

Nouveaux diplômés, quelles sont vos chances d'être embauchés?

25/04/2019 | Olivier Schmouker

CHRONIQUE. L'optimisme est de mise, selon une étude menée au Canada par le cabinet-conseil Robert Half.

Investir davantage en éducation plutôt que de baisser les impôts

Édition du 26 Janvier 2019 | Jean-Paul Gagné

CHRONIQUE. Il ne se passe pas une journée sans que l'on entende parler des injustices créées ou inspirées par des ...

À la une

10 choses à savoir vendredi

Il y a 44 minutes | Alain McKenna

Une couche jetable connectée! Les boomers craignent une retraite fauchée, la boîte à dormir de Zuckerberg est un succès!

Dermadry : même en pleine canicule, cette start-up montréalaise élimine la sueur excessive

BLOGUE. Plus sérieusement, Dermadry a la seule technologie homologuée pouvant traiter les cas de sudation excessive.

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture vendredi

07:09 | LesAffaires.com et AFP

«Le risque d’une déception des investisseurs à la fin du mois est élevé.»