Pourquoi on aime les autos d'occasion?

Publié le 22/04/2015 à 09:00

Pourquoi on aime les autos d'occasion?

Publié le 22/04/2015 à 09:00

Par Véronique Champagne

Plus de deux véhicules sur trois vendus au Québec sont des voitures d’occasion. Leurs ventes ont doublé en 15 ans, approchant le million, alors que les ventes de voitures neuves se maintiennent autour de 400 000, bon an mal an. Pourquoi ?

La vraie question, selon Réjean Gagné : « Pourquoi payer plus pour une voiture neuve ? » L’homme, qui préfère les voitures d’occasion aux neuves, n’est pas le seul à ne pas accorder de grande valeur à la fameuse « odeur de char neuf ». 62,7 % des Québécois choisissent une voiture d’occasion pour combler leur besoin de transport.

L’argent n’a pas d’odeur, mais cette « odeur » a bien un prix : « Cela dépend des modèles et des marques, mais en moyenne, on dit que les voitures perdent 50 % de leur valeur dans leurs trois premières années d’utilisation, explique Serge Grenier, directeur général d’Occasion en Or. On tombe à 75 % après six ans. »

L’augmentation de la population n’explique qu’en partie la croissance des ventes de voitures d’occasion. C’est surtout la durée de vie des voitures qui est la grande responsable du phénomène : leur espérance a doublé depuis la dernière génération !

« Dans les années 1980, on disait qu’une voiture était finie à 100 000 ou 150 000 kilomètres. Maintenant, on chiffrerait, selon l’utilisation, ce seuil psychologique à 300 000 kilomètres, dit Serge Grenier. » « Mon dernier véhicule, je l’ai vendu à un jeune homme à 320 000 kilomètres, ajoute-t-il. Ça fait 4 ans, et l’auto roule encore ! Je crois qu’elle est rendue à 450 000 kilomètres. »

Si on garde notre voiture plus longtemps, pourquoi en achète-t-on autant ?

Parce qu’on ne roule pas notre bagnole jusqu’à la fin de sa vie utile. Plutôt, au cours de sa vie, le volant passe entre les mains de plus en plus de propriétaires. Chaque voiture est donc plus souvent transigée – vendue, achetée et comptabilisée – ce qui explique la croissance de ses ventes.

Un choix accessible

Selon Serge Grenier, il existe plusieurs motivations à l’achat d’un véhicule d’occasion, mais au sommet, des raisons économiques.

« Les gens dépensent en moyenne entre 7 000 et 12 000 $ à l’achat d’un premier véhicule. À ce prix, ils se tournent vers le marché des voitures d’occasion », explique Serge Grenier. Les véhicules de 6 à 10 ans d’utilisation sont les plus souvent transigés, comptant pour 47 % du marché.

Les gens ont toujours cherché à payer moins cher, mais les moyens ont évolué. Finies, les années « Pinto » : on a désormais plus confiance en un véhicule d’occasion de bonne qualité qu’aux modèles d’entrée de gamme que les manufacturiers produisaient il y a 20 ans pour faciliter l’achat d’une voiture.

L’accessibilité se passe aussi du côté de l’offre. Selon Serge Grenier, l’accessibilité physique des voitures usagées est excellente, les années 2002 à 2006 ayant généré de bonnes ventes de voitures neuves, soit la future flotte de voitures de 6 à 10 ans si populaires aujourd’hui.

Les nouvelles technologies dans l’industrie automobile vieilliront-elles aussi bien ? L’avenir le dira. En attendant, plusieurs comme Réjean Gagné… attendent.

 


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