Et s'il valait mieux... prévenir que guérir?


Édition du 21 Mars 2015

Et s'il valait mieux... prévenir que guérir?


Édition du 21 Mars 2015

L'assurance maladies graves pourrait bien s'avérer le garde-fou de vos économies contre le risque financier associé au combat d'une vie. Examen de routine d'une solution financière qui a un coût, mais aussi des avantages.

Le cancer fait des ravages dans le quotidien des familles qu'il atteint. La Société canadienne du cancer estime qu'en moyenne 524 Canadiens reçoivent, chaque jour, un diagnostic de la maladie. Qu'arriverait-il à vos finances personnelles si une telle malchance vous frappait à l'aube de la retraite ? À défaut de mieux, c'est souvent l'épargne accumulée au REER qui viendrait couvrir les dépenses additionnelles nécessaires à votre rétablissement. Le fléau fait trembler le portefeuille de retraite de plusieurs épargnants et crée un stress supplémentaire, à un moment où les énergies doivent pourtant se diriger vers leur état de santé.

Une assurance maladies graves (AMG) versera de votre vivant la somme forfaitaire non imposable prévue au contrat lorsqu'un diagnostic couvert est posé. Bien souvent, vous devez survivre pendant au moins 30 jours au diagnostic reçu avant de pouvoir toucher la somme éventuelle. Contrairement à l'assurance vie, vous pouvez obtenir l'indemnité avant de trépasser. Et libre à vous d'utiliser la prestation reçue comme bon vous semble : vous pourriez même en profiter pour rembourser vos dettes !

«Cette protection pourrait sauvegarder vos projets de vie - contribuer financièrement aux études des enfants ou vivre la retraite espérée, par exemple - en laissant intactes les épargnes accumulées au préalable», résume Daniel Walsh, vice-président, développement des affaires, Québec et Atlantique, pour BMO Groupe financier.

Avez-vous intérêt à diriger une fraction des sommes que vous investissez habituellement en vue de la retraite dans un contrat d'AMG ? Stéphanie Paillé, directrice régionale des ventes à la Financière Sun Life, préfère faire parler les chiffres pour répondre à cette question.

L'épreuve des chiffres

L'experte propose l'exemple de Robert, un non-fumeur âgé de 45 ans à la signature du contrat d'AMG. L'homme gagne un revenu annuel de 85 000 $ et décide de souscrire à la protection en question, pour une prestation de 200 000 $, en contrepartie d'une prime annuelle d'environ 4 857 $. «Le coût pour protéger le portefeuille de placements de Robert au moyen d'une AMG correspond donc à des frais annuels de placement de 0,11 %», explique-t-elle.

Grâce à un héritage et à un solide rendement, ce portefeuille avoisine actuellement les 500 000 $, et 80 % de cette somme est investie dans un régime enregistré. Économe et exposé aux marchés boursiers, Robert dépose annuellement 10 000 $ à son REER et 5 000 $ dans des placements non enregistrés. Aux fins de l'exercice, et sur la base d'une retraite éventuelle à 65 ans (dans 20 ans, donc), Stéphanie Paillé utilise un taux de rendement net de 5 % au régime enregistré et de 2,55 % pour l'actif non enregistré. Finalement, en raison de l'échelle salariale, on suppose un taux marginal d'imposition de 49 %.

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