Comment respecter son budget de vacances

Publié le 28/04/2016 à 14:00, mis à jour le 30/04/2016 à 07:31

Comment respecter son budget de vacances

Publié le 28/04/2016 à 14:00, mis à jour le 30/04/2016 à 07:31

Un souper en bord de mer, un détour par le parc d’attractions… pourquoi pas? Si votre rigueur budgétaire a tendance à prendre des vacances, le blues du retour pourrait bien virer au rouge. Voici comment ne pas (trop) relâcher les cordons de la bourse sans pour autant bouder votre plaisir.

En 2015, un Canadien sur cinq finançait ses vacances à crédit, en tout ou en partie, révèle un sondage mené par Angus Reid pour le compte de Tangerine.

Une très mauvaise idée, estime Hélène Hétu, consultante budgétaire à l’ACEF Rive-Sud de Montréal. Chaque fin d’été, elle voit débouler dans son bureau des parents étranglés par leurs dettes de vacances alors que s’amorce l’un des grands marathons financiers de l’année: la rentrée scolaire.

Pour éviter un retour brutal, mieux vaut faire un budget avant de partir, conseille-t-elle. «Comme les vacances nous sortent de nos habitudes, le budget permet d’avoir un cadre rationnel. Vous n’êtes pas obligé de tout prévoir dans le détail. Le but, c’est de limiter l’endettement et le stress au retour.»

La clé: planifier

Évidemment, la bourse de voyage dépend de votre destination et du type de vacances. Les séjours dans les tout-inclus et les croisières sont les vacances les plus aisées à budgeter, constate Rebecca Salesse, conseillère en communication chez CAA-Québec. Dans le premier cas, vous n’avez qu’à prévoir les dépenses liées aux excursions et aux pourboires. Quant aux croisières, où les boissons ne sont généralement pas incluses, il est possible d’acheter au préalable un forfait à cet effet, en argent canadien.

L’exercice se corse dans le cas des vacances à la carte, souvent marquées d’une joyeuse insouciance. Choisissez d’abord votre destination en fonction de vos moyens, puis assurez-vous de régler à l’avance tout ce qui peut l’être, comme l’hébergement ou la location de voiture, suggère Rebecca Salesse. Pour le reste, tout est question de planification.

«Avant de partir, renseignez-vous sur le coût de la vie à destination et sur le taux de change. Calculez aussi les kilomètres et estimez les coûts de déplacement: vous aurez peut-être avantage à restreindre l’itinéraire, par exemple.»

Même principe pour les sorties, dit Hélène Hétu. À la maison, faites quelques recherches sur Internet pour connaître les activités abordables dans le secteur que vous visitez. Y a-t-il des festivals? Des activités dans certains parcs? Des promotions au musée certains jours de la semaine? «Il y a toujours moyen de se divertir sans que ce soit trop coûteux, même avec des enfants. Il s’agit de planifier les activités à l’avance et de se fixer des limites.»

Plaisirs non coupables

Se fixer des limites ne signifie pas pour autant de passer des vacances de moine, juge Rebecca Salesse. «On veut se gâter en vacances et c’est normal. L’idéal est de prévoir une somme d’argent consacrée aux extras, aux folies et aux imprévus.»

«Combien d’extras peut-on se payer? poursuit Hélène Hétu. Déterminez le montant à l’avance, de façon réaliste. Pensez à moyen terme, en tenant compte des dépenses qui vous attendent au retour et au cours des prochains mois.»

Qui dit budget dit contrôle: sans aller jusqu’à trimbaler un tableur Excel, faites un suivi quotidien des dépenses, conseillent les spécialistes, notamment au moyen d’une grille budgétaire ou d’une application téléchargée sur votre téléphone.

Internet mobile: attention

Signe des temps, les frais d’itinérance liés à l’utilisation d’appareils mobiles peuvent sérieusement plomber le budget des vacanciers, observent les expertes. Hors de votre zone d’attache, l’envoi et la réception de textos, les interactions sur les réseaux sociaux, le téléchargement d’images ou de vidéos peuvent faire grimper la note de télécommunications de quelques centaines de dollars, sans que vous (ou vos enfants!) ne vous en rendiez compte.

Histoire d’éviter les mauvaises surprises, appelez le fournisseur de services avant le départ pour vous renseigner sur les forfaits temporaires, dit Hélène Hétu.

«Les vacances, c’est un bon moment pour décrocher et limiter l’accès à Internet pour les enfants. Si c’est impossible, prenez un forfait temporaire illimité : ce sera toujours moins cher que de payer à la pièce.» Le site du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) est une mine d’informations sur le sujet, conclut-elle.


image

DevOps

Mercredi 09 décembre


image

Sommet Énergie

Mardi 26 janvier


image

Sommet en finance

Jeudi 11 février


image

Contrats publics

Mardi 09 mars

À la une

Le projet Énergie Saguenay a-t-il un avenir à long terme?

27/11/2020 | François Normand

ANALYSE — Le marché de l'énergie mute en Europe et en Asie, ce qui pourrait limiter la demande pour du GNL du Québec.

COVID-19: un général va coordonner la distribution des vaccins au Canada

27/11/2020 | AFP

Un général ayant dirigé les forces de l'OTAN en Irak coordonnera la distribution des vaccins contre la COVID au Canada.

Le prix des propriétés bondit dans la RMR de Montréal

27/11/2020 | Joanie Fontaine

BLOGUE INVITÉ. Les banlieues ont la cote en 2020 et l'intérêt pour les copropriétés sur l'île de Montréal diminue.