Achats scolaires: évitez les pièges de la rentrée

Publié le 11/08/2016 à 12:00

Achats scolaires: évitez les pièges de la rentrée

Publié le 11/08/2016 à 12:00

Par Claudine Hébert

Les parents québécois vont dépenser en moyenne 514$ pour leurs enfants en prévision de la prochaine rentrée scolaire. Voici quelques astuces pour éviter que la facture explose.

Occupez-vous vous-mêmes des emplettes

N’emmenez pas vos enfants avec vous pour acheter les effets scolaires recommandés sur la liste du professeur, conseille Claudine Fournier, une enseignante du primaire dans les Basses-Laurentides. «La plupart du temps, ils vont choisir les crayons, les cartables et autres accessoires les plus colorés…et par conséquent les plus chers», dit-elle. Un dollar de plus ici, un dollar de plus là, au bout du compte, ces emplettes finissent par coûter 20, 30 voire 50$ de plus, affirme Isabelle Lefrançois, une enseignante du primaire dans l’Outaouais.

Et il vaut mieux que ce soit maman plutôt que papa qui fasse les achats. Selon le site RetailMeNot, les pères ont tendance à succomber plus facilement aux demandes des enfants…et dépensent 110$ de plus que les mères.

Gestion serrée des stocks

Ne laissez pas vos enfants gérer le stock des crayons et des effaces additionnels demandés par le professeur. «Si on laisse ces effectifs aux enfants, les trois quarts d’entre eux vont avoir épuisé (ou perdu) leurs articles avant Noël», observe l’enseignante Claudine Fournier après plus de 20 ans d’expérience. Informez-vous auprès du professeur. Depuis une dizaine d’années, la plupart des enseignants gèrent les réserves des élèves du primaire.

Garantie à vie, non merci!

Résistez à la tentation d’acheter des articles scolaires garantis à vie, tels le sac d’école, l’étui à crayons ainsi que la boîte à lunch, et ce, dans le but de réaliser une économie à long terme. «Ça ne vaut pas le coup de débourser les dizaines de dollars de plus que demandent ces manufacturiers. Les enfants se tannent assez vite du format et de la couleur de leurs accessoires scolaires. Ils risquent de vous demander de renouveler leur équipement dès l’an prochain», soulève Christine Robillard qui enseigne la maternelle sur l’île de Montréal. Et même si les coutures et les fermetures résistent, le matériel, lui, subit les aléas des saisons. Particulièrement si l’enfant voyage tous les jours en autobus. «J’ai vu des sacs tellement sales qui, même après plusieurs lavages, n’ont pu durer à plus d’une année», ajoute Claudine Fournier.

Acheter pour aujourd’hui, et non demain

N’allez pas non plus payer un peu plus cher pour des vêtements pour l’aîné en pensant que son petit frère ou sa petite sœur les portera l’année suivante. «Non seulement les modes changent, la morphologie des enfants varie d’un à l’autre», a pu constater l’enseignante Robillard, maman de trois grands enfants.

Surveillez les aubaines à l’année

Selon RetailMeNot, plus de 75% des parents au pays admettent dépenser davantage d’argent pour les vêtements des enfants que pour les leurs. Les vêtements griffés réclamés par les enfants (parions que la mode Pokémon battra son plein cet automne) sont en grande partie responsables de la hausse des dépenses de la rentrée chaque année. Conseil, n’attendez pas en août pour acheter les vêtements et les chaussures de vos enfants, suggère l’enseignante Isabelle Lefrançois, maman de deux garçons. «La même paire d’espadrilles vendue 120$ lors de la rentrée m’a finalement coûté moins de 40$ en plein mois de janvier», dit-elle. Évidemment, mieux vaut prévoir une pointure de plus.

Louer plutôt que d’acheter

La rentrée est généralement accompagnée d’activités parascolaires ainsi que d’autres cours et leçons. «Si vous inscrivez vos enfants à des cours de musique, que ce soit violon, guitare, piano, louez d’abord l’instrument pour quelques mois avant de l’acheter», recommande l’enseignante Robillard. Effectuez l’achat de l’instrument si l’enfant démontre un réel intérêt. Vous inscrivez vos enfants à des activités sportives? «Pensez d’abord aux boutiques d’équipements usagés, tel Sports aux Puces. Ces endroits permettent de réaliser des substantielles économies. Surtout lorsque les enfants sont en pleine croissance et doivent renouveler leur équipement chaque année», indique Claudine Fournier, elle-même maman de deux grandes filles.

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