Assurance en ligne: désastre en vue?

Publié le 26/02/2018 à 13:39

Assurance en ligne: désastre en vue?

Publié le 26/02/2018 à 13:39

Par Conseiller

Photo: 123rf.com

À moins qu’il ne soit modifié, le projet de loi 141 risque d’engendrer «des conséquences désastreuses» pour les particuliers, met en garde le Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ).

Dans un communiqué émis jeudi, le RCCAQ «réitère l’importance de protéger le patrimoine financier du consommateur en rendant obligatoire l’intervention d’un représentant certifié dans le processus d’achat de police d’assurance ». Faute de quoi, M. et Mme Tout-le-monde s’exposeront à «des conséquences désastreuses, notamment lors de réclamations après un sinistre».

Le syndicat professionnel, qui regroupe quelque 4200 courtiers répartis dans 500 cabinets et succursales à travers la province, dit «appuyer le processus de modernisation du cadre législatif de la distribution de produits d’assurance de dommages». En revanche, il dénonce «le fait que ce processus se fasse au détriment du consommateur».

«Modernisation et protection doivent aller de pair»

«Le gouvernement doit garantir aux consommateurs un mode de distribution qui assure les plus hauts niveaux de protection. Une maison, une auto ou un chalet sont, pour un grand nombre de citoyens, les biens les plus précieux de leur patrimoine financier », souligne Christopher Johnson, président du RCCAQ.

Or, ce dernier estime que si le projet n’est pas modifié, la nouvelle loi « permettra aux clients de se procurer leur assurance habitation ou automobile par Internet sans qu’un représentant en assurance, tel qu’un courtier, ne les ai accompagnés ».

« Certifiés, formés en continu et régis par un code de déontologie strict, ces professionnels agissent comme filet de sécurité dans toute transaction d’assurance de dommages, de telle sorte que la responsabilité de l’achat ne repose pas uniquement sur les épaules du consommateur. Pourtant, ce principe de base est à la veille d’être mis à mal », argumente le Rassemblement.

«Notre rôle est de défendre les consommateurs»

À l’appui de ses dires, le RCCAQ cite un sondage publié en 2016 par la Chambre de l’assurance de dommages. Réalisée en ligne par la firme Léger auprès de 500 Québécois âgés de 18 ans et plus, cette enquête d’opinion montrait que 76% des personnes interrogées trouvaient l’assurance de dommages complexe.

Ce texte a été publié par Conseiller

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