Nouveau fonds de 40M$ pour les start-ups canadiennes

Publié le 16/08/2016 à 14:56

Nouveau fonds de 40M$ pour les start-ups canadiennes

Publié le 16/08/2016 à 14:56

Par Matthieu Charest

Bruce Croxon (Photo: BruceCroxon.com)

À la tête du fonds Round13, évalué à 40 M$, Bruce Croxon veut atteindre 75 M$ d’ici le printemps 2017 afin d’investir dans les start-ups canadiennes.

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Ex «dragon» à Dragon’s Den, le pendant anglophone de l’émission Dans l’oeil du dragon, le fondateur de Lavalife et propriétaire des spas nordiques Viva se lance dans le capital de risque.

Seules les entreprises canadiennes seront considérées. «Il y a plus qu’assez de bonnes entreprises de chez nous qui valent la peine d’être financées», explique l’entrepreneur en série. «C’est bon pour le pays».

Et si le rôle de capital-risqueur est nouveau pour lui, c’est justement parce qu’il a été suffisamment du côté de l’entrepreneur financé qu’il croit être en mesure de se différencier. «Si nous pouvons donner un coup de main dans les opérations quotidiennes d’une start-up, je crois que notre impact peut être plus important que le fait de simplement verser de l’argent». En prime, c’est un large réseau de contacts qui s’ouvre aux entreprises financées par Round13.

Une stratégie d’investissement différente

Questionné quant aux secteurs d’activités qui retiendront l’attention du fonds qu’il pilote, M. Croxon refuse de se limiter à une seule industrie. Les technologies changent si rapidement que ce serait mal avisé de privilégier une stratégie d’investissement «verticale», explique-t-il.

«Nous sommes flexibles. Nous envisageons pour l’heure d’investir entre 1 M$ et 5 M$ dans des start-ups qui sont prêtes à prendre de l’expansion. Le risque est derrière elles et elles ont déjà des clients». 

Pour l’homme d’affaires, rien de mieux pour le convaincre de sortir son chéquier que de lui démontrer une compréhension parfaite de sa clientèle, et du coût d’acquisition de ces derniers.

«Ce qui est un peu absurde, pense-t-il, c’est qu’au stage de démarrage des entreprises, il y a plusieurs fonds ou des anges qui sont disponibles. C’est possible de recevoir 200 000$, par exemple. Mais plus ces entreprises-là prouvent leur viabilité, les fonds capables de les soutenir commencent à disparaître». 

Des fleurs pour le Québec

Si le fonds est surtout contrôlé à partir de Toronto, «nous souhaitons certainement nous adjoindre des partenaires montréalais», lance-t-il.

«Le Québec est un chef de file dans tellement de secteurs. Les gens sont innovants, créatifs. C’est sans doute l’un des endroits les plus stimulants au pays».

Quant au complexe d’infériorité que ressentent parfois les Québécois par rapport à leurs prouesses entrepreneuriales, Bruce Croxon rejette l’idée du revers de la main. «S’il y a des Québécois qui ne croient pas en leurs propres capacités à réussir en affaires, c’est dans leur tête, ça ne colle pas du tout avec la réalité».

Les deux premiers investissements de Round13 devraient être annoncés d’ici la fin août.

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