La chaussure qui veut révolutionner la chaussure

Publié le 30/12/2015 à 17:00, mis à jour le 30/12/2015 à 18:29

La chaussure qui veut révolutionner la chaussure

Publié le 30/12/2015 à 17:00, mis à jour le 30/12/2015 à 18:29

Par Julien Abadie

Fabriquée par la jeune marque française Enko, ces chaussures de course révolutionnaires pourraient bien transformer le quotidien des coureurs du monde entier.


Tout a commencé par une blessure. « Je suis passionné de course à pied, raconte au Parisien Christian Freschi, ingénieur installé à Villepinte dans le sud de la France. Mais un jour, je me suis retrouvé avec un sérieux problème de dos. Le médecin avait été catégorique: il me fallait arrêter de courir». La déception évacuée, la déformation professionnelle de Christian a alors vite repris le dessus: «J'ai commencé à réfléchir à la façon d'amortir cette énergie, de restabiliser le pied avant de restituer cette énergie au coureur. Cela m'a demandé plusieurs années de recherche avant de trouver la juste articulation entre le chausson et le ressort».


Le résultat de ses 12 ans de travail, le voici: une chaussure révolutionnaire qui pourrait bien changer le quotidien de millions d’amateurs de course à pieds. Son secret? Un système breveté, placé sous la semelle de la chaussure, qui vient absorber le choc à chaque foulée pour restituer l’énergie cinétique au coureur. Capable d’encaisser un million de cycles soit, semble-t-il, 2000km de course, ce petit dispositif change tout…



Une bénédiction pour les articulations


Tous ceux qui ont déjà couru le savent : ce sport est redoutable pour les articulations et le dos. Chaque fois que le talon vient frapper le sol, c’est tout l’axe cheville, genou et colonne vertébrale qui encaisse le coup. D’où l’importance d’investir dans de bonnes chaussures avant de pratiquer sérieusement cette activité. Hélas, même les meilleurs modèles ont leurs limites et le corps des coureurs finit souvent par payer le prix des impacts répétés contre le sol. Une malédiction à laquelle Enko pourrait bien mettre fin :


«Nous offrons 20 mm d'amortissement là où les chaussures de running classiques, les plus chères et les plus sophistiquées, donnent royalement 3 mm de jeu, assure au Parisien Christian Freschi, désormais pdg d'Enko. On peut même régler le ressort en fonction du poids du coureur, à 5 kg près.» Un progrès tout simplement fulgurant qui pourrait préserver la santé des coureurs en encaissant la majeure partie du choc. Seul bémol: de par leur conception, ces chaussures à ressort ne peuvent pas être homologuées pour la compétition. Aussi faible soit-elle, la restitution de l’énergie cinétique fournit une aide indirecte au coureur.



Un marché potentiel de 112 millions de clients


Vendues 359 euros (soit environ 545 $CA), ces chaussures sont en train d'être livrées à 700 passionnés dans 50 pays du monde. Le système d'amortisseur et les plots d’adhérence sont interchangeables, à raison de 18 euros (25 $CA ) le lot de quatre ressorts ou de 12 plots. Une première mise sur le marché qui a été rendue possible grâce à une opération de financement participatif organisée au travers d’Indiegogo: « On a lancé l’opération au printemps pour se faire connaître et pour lever 50 000 €, raconte la responsable de la communication au Parisien. On a bloqué le compteur à 96 000€ ». La demande est telle, qu'il faudrait actuellement compter de 3 à 4 mois d'attente pour recevoir sa paire. 





On n'attend plus qu'une chose: les retours des premiers utilisateurs, ceux qui vont valider ou invalider ces chaussures. Mais Christian Freschi a confiance en son produit. Il vise même un marché potentiel de 112 millions d’utilisateurs à travers le monde. Un objectif ambitieux mais qui devrait commencer à devenir concret d’ici une semaine: Enko s’apprête en effet à recevoir un prix de l’innovation au CES (Consumer Electronics Show), le plus grand salon High Tech qui se tiendra à Las Vegas du 6 au 9 janvier prochain. Gageons que cette exposition médiatique devrait considérablement accélérer la croissance de cette petite entreprise et de son produit novateur. Quand on pense que les banques françaises, trop frileuses, ont renâclé à financer l'idée de Christian Freschi...


 

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