Michel Saucier, Gisèle Beaulieu et Michel-Olivier B. Saucier, une famille au cœur de la philanthropie

Publié le 22/11/2019 à 00:01

Michel Saucier et Gisèle Beaulieu, tous deux diplômés de l’Université de Montréal – lui de la faculté de la pharmacie et elle en médecine dentaire –, forment un duo reconnu dans le monde de la philanthropie au Québec, et leur générosité fait d’eux de véritables agents de changement et d’avancement. En redonnant à leur alma mater et ses affiliations, ils permettent la mise en place de projets novateurs, notamment pour améliorer la santé cardiovasculaire des Québécois.

Sensibilité et volonté de changement
Conscient de l’importance de la recherche, le couple redonne à sa communauté depuis une dizaine d’années. Comme l’exprimait récemment monsieur Saucier : « S’il n’y avait plus de recherche, le monde arrêterait de tourner » . Cette sensibilité, combinée à la volonté de faire bouger les choses, est à l’origine de l’implication philanthropique du couple.

En redonnant à la société, monsieur Saucier et madame Beaulieu sont devenus de réels partenaires dans l’essor de projets d’envergure et d’institutions incontournables. D’ailleurs, à ce jour, plus de 4,8M$ ont été octroyés à la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal en soutien au développement des savoirs collectifs.

Grâce à leur exceptionnelle contribution, l’Institut et l’Université de Montréal ont pu mettre sur pied le Centre de pharmacogénomique Beaulieu-Saucier de l’Université de Montréal à l’Institut de Cardiologie de Montréal, le tout premier centre de pharmacogénomique au Canada. Chef de file en projets de recherche novateurs en pharmacogénétique, l’établissement offre des services technologiques de pointe pour des études cliniques en médecine personnalisée.

Des retombées majeures
L’Institut de Cardiologie de Montréal et le Centre de pharmacogénomique Beaulieu-Saucier font des percées majeures. Les travaux des docteurs Jean-Claude Tardif et Marie-Pierre Dubé et de leurs équipes ont entre autres démontré que le Dalcetrapib, un inhibiteur de la CETP, pourrait réduire l’incidence des événements cardiovasculaires majeurs de 39 %, et entraînerait la régression de l’athérosclérose chez les patients ayant un certain profil génétique. Dans son sillon, cette découverte a permis la création d’une nouvelle société pharmaceutique basée à Montréal (DalCor Pharmaceuticals); le financement d’un essai clinique génétique (Dal-GenE) pour développer une thérapie personnalisée pouvant augmenter dans le sang le cholestérol HDL, et le développement d’un test de dépistage génétique pour identifier les bons répondeurs à cette thérapie.

De nombreuses autres avancées sont les fruits concrets et directs de l’implication philanthropique de monsieur Saucier et de madame Beaulieu. Parmi celles-ci, on retrouve l’étude clinique COLCOT, coordonnée par l’Institut et le MHICC, qui a réuni 4745 participants dans 12 pays. Cette étude a mesuré l’impact et l’efficacité de l’utilisation de la colchicine, un anti-inflammatoire peu coûteux, pour prévenir la récurrence des événements cardiovasculaires chez les patients qui ont déjà eu une crise cardiaque.

Leurs dons ont une influence immense sur la vie de leurs concitoyens, et leur œuvre laissera une trace dans l’histoire du Québec.

Vous aimeriez vous aussi laisser votre trace et faire évoluer la médecine cardiovasculaire? Communiquez avec l’équipe de dons majeurs de la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal : undonpourlecoeur.org

À la une

Voulons-nous vraiment vivre dans ce monde?

18/09/2020 | François Normand

ANALYSE - Cessons d'écouter ceux qui disent que le développement durable mine l'économie, car c'est faux: il la stimule.

La Bourse en pause comme la reprise?

BLOGUE. Deux stratèges ne perdent pas espoir que les chouchous techno passent le bâton aux bénéficiaires de la reprise.

La Bourse sur une perspective de 100 ans (partie II)

18/09/2020 | Philippe Leblanc

BLOGUE INVITÉ. L'histoire du 20e siècle nous démontre que des changements majeurs sont à prévoir au 21e siècle.