L’aéroport Montréal-Trudeau, un maillon important de l’économie de sa ville

Publié le 08/09/2016 à 12:25

Déjà appelé « Aéroport de Dorval », voire YUL, l’Aéroport Montréal-Trudeau célèbrera dès le 1er septembre son 75e anniversaire.

Quelle que soit la façon de le nommer, il est en constant développement et, par conséquent, contribue depuis toujours à l’essor économique de la grande région montréalaise et de tout le Québec. « Nous sommes sur le même site depuis 75 ans et nous avons les trois mêmes pistes depuis plusieurs années, pourtant, l’aéroport s’est beaucoup développé », soutient James C. Cherry, président et chef de la direction d’Aéroports de Montréal.

Le nombre de passagers s’est considérablement accru, bien que celui des décollages et des atterrissages se soit maintenu depuis 20 ans. Comment expliquer ce phénomène ? Les avions sont de plus en plus gros et les sièges de moins en moins vacants. Partout dans le monde, les villes se font concurrence pour attirer les transporteurs, lesquels optent pour les routes les plus rentables. Or, si Montréal-Trudeau est un aéroport de type origine-destination, il est aussi devenu un aéroport de correspondance.

« Les passagers en transit représentaient 18 % de notre clientèle en 2015, une proportion qui croît graduellement », précise M. Cherry. Comment expliquer cette croissance ? « Les transporteurs apprécient la fiabilité de notre connexion : moins de congestion, fluidité des opérations pour les passagers et les transporteurs et facilité à passer d’un vol à un autre. »

Augmenter le tourisme

Au cours des dernières années, de gros acteurs se sont ajoutés, tels que COPA, Turkish Airline, Air China, Icelandair, Wow Air et Tunisair. En plus des huit vols quotidiens vers Paris, d’autres vols directs desservent des destinations francophones de l’Europe telles que Genève, Bruxelles ou Lyon. D’autres destinations directes vers les États-Unis s’ajoutent également : Hamilton, Philadelphie, Denver, Houston, Los Angeles et San Francisco.

Afin d’intéresser les voyageurs en route vers l’Europe, les États-Unis ou l’Asie à passer un moment à Montréal, M. Cherry mentionne un nouveau modèle d’affaires qui émerge : certains transporteurs, qui avaient l’habitude d’imposer une pénalité aux voyageurs désireux de séjourner brièvement dans la ville par laquelle ils transitaient, leur permettent désormais de le faire sans pour autant augmenter le prix du billet d’avion. « Une belle occasion pour les offices de tourisme, de Montréal et du Québec! »

Des chiffres éloquents

En quoi le trafic aérien à l’aéroport est-il bénéfique pour Montréal, les gouvernements et, par conséquent, l’ensemble de la collectivité ? Création d’emplois, contribution au PIB, impôts et taxes, revenus générés dans les restaurants, les hôtels et les commerces de la région, autant d’éléments qui montrent à quel point l’aéroport Montréal-Trudeau est un maillon important de l’économie. Voici quelques chiffres :

Impacts attribuables à l’ensemble des activités des entreprises et organismes établis sur le site de Montréal-Trudeau – 2014

Emploi (années-personnes) : 44 030 personnes

Rémunération brute de la main-d’œuvre : 2 501 M$

Contribution au PIB : 474 M$

Revenus du gouvernement du Québec - Impôts et taxes : 725 M$

Revenus du gouvernement fédéral - Impôts et taxes : 340 M$

Revenus des municipalités -Taxes foncières : 3 M$

Découvrez en plus sur les impacts économiques ici.

La Semaine de l’aviation civile

En passant devant l’édicule de la station de métro Square Victoria – OACI, vous êtes-vous demandé à quoi cet acronyme faisait référence ? Vous ignorez peut-être qu’il s’agit de l’Organisation de l’aviation civile internationale, un organisme membre de l’Organisation des Nations Unies et le seul établi au Canada. Son rôle consiste à élaborer les normes qui permettent la standardisation du transport aéronautique international.

Le congrès d’Airport Council International, qui regroupera 2 500 délégués des aéroports du monde entier, et l’assemblée annuelle générale de l’OACI réunissant des représentants des 191 États membres de cet organisme, soit 3 000 délégués, se tiendront tous les deux en septembre 2016. Aéroports de Montréal et ses partenaires de la Ville ont donc profité de l’occasion pour mettre sur pied la Semaine de l’aviation civile, dont la première édition se tiendra du 26 septembre au 3 octobre 2016. « Une occasion d’amener les Montréalais à réaliser l’importance du statut de leur ville et de son rôle de Capitale mondiale de l’aviation civile », explique James C. Cherry.

En effet, d’autres organismes d’envergure ont aussi installé leur siège social à Montréal, notamment la Fédération internationale des associations de pilotes de ligne (IFALPA), l’Association du transport aérien international (IATA), le Conseil international des aéroports (ACI) et la Fédération internationale des associations de contrôleurs aériens (IFATCA).

La présence de ces sièges sociaux donne lieu à des retombées économiques impressionnantes. À elle seule, l’OACI, établie à Montréal depuis 1947, fournit plus de 500 emplois et entraîne des retombées économiques annuelles de l’ordre de 120 millions de dollars. À la suite d’un vif débat sur la place publique en 2013, alors que le Qatar cherchait à courtiser l’OACI, l’organisme a signé un accord avec les autorités canadiennes et québécoises pour prolonger le bail montréalais jusqu’en 2026.

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