L’Aéroport international Montréal – Mirabel plateforme logistique et aéronautique de classe mondiale

Publié le 15/09/2016 à 08:26

Montréal partage le titre de « pôle aéronautique mondial » avec Seattle, aux États-Unis, et Toulouse, en France. « Montréal fait en effet partie des trois seules villes du monde où l’on peut trouver toutes les capacités nécessaires pour fabriquer un avion de A à Z, et c’est beaucoup grâce aux activités de Montréal-Mirabel », observe James C. Cherry, président et chef de la direction d’Aéroports de Montréal (ADM).

Afin de mettre un terme à une situation qui nuisait au développement du trafic aérien à Montréal, Aéroports de Montréal décidait en 2004 de concentrer tous les vols de passagers à Dorval. Dès lors, l’aéroport Montréal-Mirabel voyait sa vocation modifiée profondément et à tout jamais: YMX se concentrera désormais sur les vols tout-cargo, sur l’aviation générale et d’affaires et, bien entendu, sur le développement industriel, particulièrement dans le secteur névralgique de l’aéronautique.

Une décennie plus tard, force est de constater que Montréal-Mirabel a réussi sa transition avec brio, étant devenu une composante des plus importantes de la grappe aérospatiale du Grand Montréal.

Une masse critique d’expertise technologique

Aujourd’hui, plus de 86 % 3 700 employés à Mirabel hautement qualifiés œuvrent au sein d’entreprises dans le domaine de l’aéronautique, y compris des chefs de file comme Bombardier ou Pratt & Whitney.

En plus d’y construire ses jets régionaux, Bombardier Aéronautique a choisi Montréal-Mirabel dès 2005 pour le site d’assemblage de ses avions de la CSeries dont la mise en service vient de débuter. Ses installations occupent une superficie équivalant à 15 terrains de football. Trois ans plus tard, Pratt & Whitney Canada annonçait un investissement de plus de 575 millions de dollars pour un centre aéronautique de calibre international où elle effectue notamment des tests en vols sur certains de ses moteurs de nouvelle génération.

Au début de 2014, le numéro un des aérostructures françaises Aerolia – devenu STELIA Aerospace un an plus tard à la suite de sa fusion avec Sogerma – prenait possession d’un immeuble qu’ADM avait construit sur mesure pour répondre à ses besoins en matière d’assemblage du fuselage central d’avions d’affaires pour le compte de Bombardier Aéronautique.

Mecachrome International, Avianor, Nolinor et L-3 Communications ne sont que quelques-uns des autres grands noms qui ont aussi opté pour l’aéroport Montréal-Mirabel, depuis plus d’une décennie.

Les choses continuent de bouger à Montréal-Mirabel. Entre autres, le démantèlement du bâtiment de l’ancienne aérogare de Mirabel et du stationnement étagé contigu, qui sera achevé à la fin de l’été 2016, permettra de dégager quelque 200 000 m2 de terrains de premier choix qui pourront bientôt accueillir des projets créateurs d’emplois. De plus, ADM investit cette année quelque 50 millions de dollars cette année pour la réfection complète de la piste principale, parvenue à la fin de sa vie utile.

Parce qu’Aéroports de Montréal a tout mis en œuvre pour développer le site de Montréal-Mirabel, l’emploi y a connu une croissance de 2,9 % depuis 2009. Et ce n’est pas fini : avec l’option clé en main, comme pour STELIA, et des emplacements de choix dont certains avec accès aux pistes, le site offre tout l’espace rêvé pour installer des entreprises, et surtout, encore plus d’emplois.

Le transport de marchandises

Bien que faisant peu parler de lui, le fret aérien est un secteur stratégique pour le commerce. L’aéroport Montréal-Trudeau, avec sa nouvelle zone fret au nord et au sud, accueille les principales compagnies aériennes de passagers offrant une capacité étendue de soutes ventrales, alors que l’aéroport Montréal-Mirabel est consacré aux avions-cargos.

Une vingtaine de compagnies y traitent quelque 100 000 tonnes de marchandises par année. Les marchandises sont transférées et déplacées rapidement en raison de la courte distance côté piste. Le transit se fait en approximativement 30 minutes du centre-ville de Montréal. La proximité immédiate des autoroutes et des services portuaires et ferroviaires permet de transférer le chargement en quelques heures partout dans le monde.

L’aéroport Montréal-Mirabel offre un service quotidien 24/7, et dispose de suffisamment d’espace pour mener ses activités sans problème et de façon efficace. Une vingtaine de transporteurs effectuent le transport de marchandises par avions-cargos. Les deux aéroports ont traité quelque 177 000 tonnes de marchandises en 2013 seulement.

Tandis que l’aéroport Montréal-Trudeau accentuera son rôle de porte d’entrée continentale et de plaque tournante dynamique pour le trafic des passagers, notamment entre l’Europe et l’Amérique, et maintenant l’Asie. Montréal-Mirabel poursuit ainsi son développement de manière à consolider son statut de plateforme aérospatiale et logistique de calibre mondial.

Montréal-Mirabel en chiffres

L’aéroport Montréal-Mirabel constitue un important moteur économique pour le Québec, pour l’agglomération montréalaise, pour les Laurentides, et plus particulièrement pour la Ville de Mirabel, comme en témoignent ces quelques données :

Organismes et entreprises

• Près de 30 entreprises et organismes sont établis sur le site de l’aéroport Montréal-Mirabel.

• Ces entreprises et organismes comptaient 3 700 emplois directs en 2013.

Emploi

• Au total, près de 10 000 emplois sont attribuables aux activités des organismes et des entreprises du site de Montréal-Mirabel en 2013.

• La rémunération totale est de 506 millions de dollars en 2013, soit un pouvoir d’achat de l’ordre de 350 millions de dollars.

Contribution au PIB du Québec

• Une contribution d’environ 1 milliard de dollars en 2013 générée par les activités courantes.

• Une contribution de plus de 100 millions de dollars générée par les projets d’investissement en 2013.

Contribution aux revenus des administrations publiques

• Près de 200 millions de dollars en revenus aux administrations publiques fédérales et provinciales seulement pour l’année 2013.

• Près de 6 millions de dollars versés aux administrations municipales en 2014 sous forme de taxes foncières.

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