FERME : un soutien indispensable aux employeurs

Publié le 13/05/2016 à 08:35

En 25 ans d’existence, la Fondation des Entreprises en Recrutement de Main-d’œuvre agricole Étrangère (FERME) aura prouvé plus d’une fois son utilité aux producteurs agricoles qui souhaitent embaucher des travailleurs étrangers temporaires. Nous donnons la parole à deux producteurs qui ont pu croître et prospérer grâce au soutien de l’organisme.

« Au cours des ans, les exigences auxquelles nous devons nous soumettre en tant que producteurs pour engager des travailleurs étrangers ont toujours augmenté… », note Laurent Cousineau, un producteur de brocolis qui fait venir tous les ans plus de 100 travailleurs mexicains et guatémaltèques.

« La pénurie de main-d’œuvre locale est pourtant la même, année après année… », souligne Sylvain Guinois, lui aussi producteur maraîcher. De son côté, il compte sur la présence d’environ 70 travailleurs mexicains et guatémaltèques pour l’aider à la récolte du céleri et des laitues.

La pénurie de main-d’œuvre dont parle Sylvain Guinois ne date pas d’hier : elle remonte à l’exode rural des années 1950. Les premiers programmes d’embauche de main-d’œuvre étrangère ont vu le jour dans les années 1960 et 1970. Pourtant, nos deux producteurs maraîchers n’ont eu recours à ce type de main-d’œuvre qu’à la fin des années 1980…

Ce n’est pas un hasard, car 1989 est l’année de création de FERME, un organisme sans but lucratif qui s’est donné pour mandat de soutenir les producteurs agricoles dans leurs démarches de recrutement de main-d’œuvre étrangère.

Consacrant d’abord la plupart de ses interventions aux démarches administratives, l’organisme a peu à peu étendu ses activités pour couvrir toutes les étapes du processus de recours à cette main-d’œuvre. Il intervient avant, pendant et après le séjour des travailleurs étrangers, et ce, toujours dans l'intérêt des producteurs et des travailleurs.

Voici pourquoi FERME est aujourd’hui plus essentiel que jamais, dans un secteur d’activités où la concurrence est féroce, et les pratiques, en constante évolution.

Alléger les démarches administratives

« Au départ, le mandat de FERME était beaucoup plus restreint, fait remarquer Laurent Cousineau. Il visait avant tout à alléger les démarches administratives des producteurs qui voulaient engager des travailleurs étrangers. »

Ce besoin est encore le même aujourd’hui : « Les démarches que nous devons entreprendre se sont multipliées et complexifiées au cours des ans, confirme Sylvain Guinois. Le fédéral a resserré les règles et les exigences, notamment en matière de logement. »

Demande d’étude d’impact, permis de travail, contrats d’embauche, rapports d'inspection des logements : « Il y a beaucoup de documents à produire pour le gouvernement, et sans l’aide de FERME, nous risquerions de faire des erreurs », dit Sylvain Guinois.

FERME sert également d’intermédiaire pour acheminer les demandes de travailleurs auprès du ministère du Travail du Mexique et de ses partenaires du Guatemala.

Améliorer le processus d'embauche

FERME œuvre dans le cadre des ententes et des programmes existants, mais elle travaille aussi activement à améliorer le processus général de l’embauche des travailleurs étrangers. Comment ? Grâce à des projets-pilotes.

L’embauche de travailleurs guatémaltèques est un exemple de projet pilote lancé par FERME. « L’intention était de diversifier la provenance des travailleurs étrangers, pour ne pas dépendre des ressources d’un seul pays », explique Laurent Cousineau.

De plus, le profil des travailleurs est différent dans chaque pays, et convient à des productions différentes. Des travailleurs plus grands dans les vergers, plus petits pour la cueillette, etc. Sylvain Guinois apprécie pour sa part l’expérience aux champs des travailleurs guatémaltèques, qui viennent de régions agricoles : « Plusieurs connaissent déjà nos cultures. »

Une autre initiative de FERME a été de créer FERME/Voyages pour assurer le transport des travailleurs. En effet, c’est au producteur qu’il revient d’assumer les frais de transport du travailleur (ces frais sont partagés dans le cas du Mexique). « FERME nous permet d’économiser en organisant lui-même le transport », se réjouit Laurent Cousineau.

Faire connaître la réalité du monde agricole

FERME ne s’active pas seulement en coulisse, il est également un acteur sur la scène publique, pour faire connaître la réalité des producteurs et des travailleurs, et pour déboulonner au passage quelques mythes...

« Auparavant, les travailleurs étrangers étaient perçus comme des voleurs de job… dit Sylvain Guinois. Plus aujourd’hui. La mentalité des Québécois a beaucoup changé à cet égard. Et c’est grâce aux interventions de FERME. »

FERME transmet également le message des producteurs aux décideurs politiques. « Car plusieurs des mesures sont mises en place sans égard à la spécificité du Québec et de l’industrie agricole », explique Laurent Cousineau.

La limite de séjour de quatre ans imposée aux travailleurs guatémaltèques en est un bon exemple. « FERME parle aux bonnes personnes pour faire avancer ce dossier. Et c’est important pour nous », dit Sylvain Guinois, qui paie le prix, comme plusieurs autres, d’une rotation de personnel contre-productive.

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