Les CPA, chefs d’orchestre de la relance des entreprises

Publié le 11/11/2020 à 00:01

Du jour au lendemain, la pandémie de COVID-19 a plongé les organisations dans une situation de crise. Pour les comptables professionnels agréés (CPA), c’est l’occasion de déployer toutes leurs compétences afin d’aider les entreprises à reprendre pied et à relancer leurs affaires sur des bases solides.

En effet, le CPA est appelé plus que jamais à jouer un rôle de conseiller d’affaires auprès des organisations, c’est-à-dire un rôle qui dépasse largement les opérations comptables. Le CPA peut ainsi établir un diagnostic d’ensemble de la situation d’une entreprise, en plus d’être un catalyseur pouvant guider l’entreprise vers la conception du meilleur plan stratégique en fonction des différents aspects de sa situation, explique Ghyslain Cadieux, associé, Conseil en management, chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Dans l’urgence d’agir que provoquent notamment les problèmes de liquidités issus de la pandémie, le CPA doit amener les gestionnaires de l’entreprise à prendre le temps de réfléchir à un plan de priorités et les guider dans cette réflexion, indique-t-il.

« Le CPA doit accompagner l’entreprise pour qu’elle se concentre sur l’essentiel. Il y a vraiment une impulsion à donner à ce moment-ci par l’entreprise pour se doter d’un plan de priorisation qui va revoir toutes les facettes de son modèle d’affaires », dit Ghyslain Cadieux.

Le CPA joue donc un rôle clé pour aider l’entreprise à cerner ses principaux enjeux et à trouver les meilleures solutions. À la suite des bouleversements des derniers mois, un temps de réflexion visant à doter l’entreprise d’un plan stratégique agile pour les prochains mois s’impose. Le CPA agit donc à titre d’accompagnateur de choix des organisations pour mieux cibler les enjeux essentiels avec lesquels elles devront composer comme l’évolution des besoins de la clientèle, la stabilisation des revenus, l’accessibilité aux programmes d’aide financière, la révision des chaînes d’approvisionnement, les impacts sur le plan d’affaires et l’urgence d’entamer ou de poursuivre la transformation numérique. Comme un chef d’orchestre, il doit faire converger les efforts de toutes les équipes de l’entreprise dans une direction commune, tout en faisant appel, au besoin, à des experts externes de différentes spécialités.

Place à la créativité
En plus de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan de priorités, le CPA doit aussi établir les indicateurs de performance appropriés pour s’assurer que l’organisation est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs.

« Le défi est de taille dans le contexte actuel, car les paradigmes de base des entreprises ne sont plus les mêmes. Ce qui était rentable hier ne l’est plus nécessairement aujourd’hui et le passé n’est plus un indicateur fiable pour l’avenir », souligne Ghyslain Cadieux.

C’est le moment pour le CPA de déployer la pleine mesure de sa créativité, étant donné que l’ensemble des variables touchant la vie des entreprises (prix des intrants, marché, subventions, etc.) ont changé. Le CPA doit donc revoir les indicateurs de performance en conséquence, et proposer à l’entreprise cliente des solutions innovatrices pour qu’elle dispose d’un modèle d’affaires viable.

De par leurs talents et leur sens de l’innovation, les CPA sont au cœur de la capacité des entreprises à s’adapter aux défis d’aujourd’hui… et de demain. Car comme le dit Ghyslain Cadieux, « les choses ne reviendront peut-être pas comme avant. Il faut se préparer à être agile et novateur, tout le temps ».

Ensemble, pour propulser les entreprises d’ici.
rcgt.com/carrieres

 

 

 

À la une

Retraite: plus de transparence demandée par des gestionnaires de fonds

Huit fonds exhortent les entreprises à divulguer des données environnementales, sociales et de gouvernance complètes.

Slack dans le viseur de la société américaine Salesforce

13:33 | AFP

L’action de Slack, entrée à Wall Street en juin 2019, a pris jusqu’à 32 % après la publication de cette information.

Joe Biden pourrait renoncer à hausser l’impôt des entreprises

En campagne électorale, Joe Biden a promis de faire passer le taux d’imposition des sociétés américaines de 21% à 28%.