La Francophonie : un engagement rentable pour le Québec

Publié le 18/03/2022 à 00:01

XVIIe Sommet de la Francophonie, les 11 et 12 octobre 2018 à Erevan, en Arménie.

Une étude réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton en 2020 révèle que notre appartenance à la Francophonie rapporte gros. En effet, on calcule que pour chaque dollar investi en Francophonie, 2,18 $ sont réinjectés directement dans l’économie du Québec. « Investir dans les institutions de la Francophonie, c’est contribuer à l’essor de la langue française, tout en créant de la richesse au Québec », mentionne la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, au sortir de la 40e session extraordinaire de la Commission ministérielle de la Francophonie.

Entre 2016 et 2020, les contributions du Québec aux diverses institutions de la Francophonie ont totalisé 73,5 millions $. La part la plus importante a été versée à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Bien qu’elle soit principalement connue pour ses activités de coopération politique, l’OIF est très active au Québec, où elle a financé près de 3 millions $ en projets. Plusieurs événements ont profité de son appui, dont le Festival international de cinéma Vues d’Afrique et Beauce Art.

La présence au Québec de 11 sièges d’organisations et de réseaux liés à la Francophonie est également très positive. À elle seule, la chaîne TV5 Québec Canada génère des dépenses qui s’élèvent à plus de 30 millions $ par an. Le Québec est également hôte de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable et de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). En tout, l’écosystème de la Francophonie maintient l’équivalent de 409 emplois, dont le salaire moyen est estimé à 75 000 $.

« L’accueil en sol québécois d’événements en lien avec la Francophonie ainsi que les étudiants étrangers bénéficiant des exemptions de l’AUF génèrent des retombées de l’ordre de 31 millions $ annuellement pour le Québec », précise Mme Girault.

La Francophonie nous ouvre des portes

Le Québec est membre de plein droit de l’OIF depuis plus de 50 ans. Elle est la seule organisation internationale où le Québec siège de manière autonome et parle de sa propre voix. Il jouit d’une influence directe sur les grands enjeux mondiaux et sur les priorités de la Francophonie, en lien notamment avec la culture, la langue française et le développement économique. Par le biais de la Délégation du Québec aux affaires francophones et multilatérales, basée à Paris, le gouvernement du Québec a d’ailleurs joué un rôle majeur dans l’élaboration de la nouvelle Stratégie économique pour la Francophonie.

Les 88 États et gouvernements membres de l’OIF représentent 1,4 milliard de personnes, soit 18 % de la population mondiale, et 20 % des échanges mondiaux de marchandises.

Comme le souligne la ministre Girault, « l’appartenance à la Francophonie et le partage de la langue française nous ouvrent des portes. Les milieux d’affaires québécois l’ont bien compris, surtout dans un contexte de diversification des marchés et des chaînes d’approvisionnement ».

Pour en apprendre davantage, consultez l’étude complète.

 

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