Se démarquer des concurrents dans l’arène du recrutement

Publié le 27/09/2017 à 00:06

Par CCMM et ACCLR

Si, dans un couple, il est difficile de retenir un conjoint qui a pris la décision de partir, il en est de même dans le milieu du travail. «Il faut agir en amont pour éviter que cette réflexion ne se produise!» lance d’emblée Élodie Palluet, directrice marketing et communication chez Keyrus. Cette entreprise de consultation internationale en technologie de l’information (TI) a un bureau à Montréal et accompagne les organisations de divers secteurs dans l’analyse et la valorisation de leurs données, le développement et la maîtrise de leur expérience numérique.

Keyrus est un bon exemple d’entreprise qui, sans faire directement partie des industries créatives, fait face à des problématiques de recrutement similaires: «Le bassin de recrutement d’experts en TI (technologie de l’information) est limité. Les consultants ont des expertises “nichées”, et sont très courtisés et mobiles. Qui plus est, ils sont souvent déployés hors de nos bureaux, chez des clients.»

Pour que l’idée de partir ne leur vienne pas à l’esprit, Keyrus s’appuie quotidiennement sur une stratégie de rétention innovante se déclinant en plusieurs volets. Dans un premier temps, il est important pour Keyrus que les gestionnaires et les consultants développent conjointement un plan de croissance sur mesure pour chacun des employés. «Par exemple, nos consultants vont suivre des formations techniques payées par l’entreprise, leur permettant de rester à la fine pointe de la technologie et d’obtenir de nouvelles certifications, ou encore poursuivre des études supérieures, telles qu’un MBA».

Ce plan de croissance personnelle va néanmoins au-delà d’un simple plan de formation: «soutenir le développement et l’avancement des employés au sein de l’entreprise permet de garder la motivation des employés et des gestionnaires intacte. Nous souhaitons que chacun puisse imaginer son futur professionnel chez Keyrus».

Pour être à l’écoute de l’ensemble de ces besoins et aspirations, Keyrus applique «la philosophie de la porte ouverte à tous les niveaux», explique Élodie Palluet. «Puisque notre rôle est de positionner la bonne ressource chez le bon client et de permettre aux employés de s’investir dans les projets qui leur correspondent, nous devons être à l’écoute de ce qui se passe et de leurs besoins.» L’entreprise mise sur une relation « franche, honnête et transparente » afin que tout le monde avance dans la même direction. Pour ce faire, Keyrus cultive un esprit de famille fort. Il n’est donc pas rare de voir l’entreprise accompagner les employés dans le développement de projets personnels – commanditer un 5 à 7 thématique, par exemple – ou en faisant des dons substantiels à des causes qui leur tiennent à cœur.

«Finalement, Keyrus est une entreprise qui ressemble à chacun de ses employés», poursuit Élodie Palluet. Pour l’encourager, l’entreprise a mis sur pied plusieurs projets comme un programme de référencement permettant aux employés de recommander des candidats avec qui ils aimeraient travailler. Keyrus encourage également le partage de connaissances en organisant des lunchs de formation entre pairs, et en favorisant l’intrapreneuriat sous toutes ses formes… qui est une valeur fondamentale de l’entreprise depuis 20 ans. Un employé a, par exemple, pris l’initiative de construire un support en bois pour rendre les bureaux plus agréables!

Partant de l’idée que «la culture d’entreprise est créée par les gens qui y travaillent», l’organisation a récemment lancé le projet «Keyrus Culture». Il vise à améliorer la qualité de vie des consultants, que ce soit au moyen d’activités sociales ou du développement d’outils collaboratifs à l’interne. Ces démarches demandent une implication égale et totale de l’employeur et des employés qui s’y engagent bénévolement. Mais elles portent leurs fruits. «Le taux de participation aux événements de l’entreprise, comme les 5 à 7 officiels, est de 90 %, souligne Élodie Palluet. Et la quasi-totalité des employés lisent le journal interne. C’est signe que nous sommes sur la bonne voie!»

Au printemps et à l'été 2017, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a réuni une centaine de gestionnaires pour discuter de solutions novatrices pour faire face aux défis liés à la gestion des talents dans les industries créatives. Ce dossier présente une synthèse des constats et stratégies abordées. Pour en connaitre davantage sur cette initiative, consultez notre article: «Montréal: une créativité hors du commun et en demande»

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