Les hauts dirigeants financiers prédisent de la croissance en dépit des enjeux géopolitiques et économiques

Publié le 07/01/2020 à 08:57

Entre les nouvelles réglementations pour les échanges internationaux, les périodes de fluctuations économiques et la gestion des effets des technologies perturbatrices, ce ne sont pas les défis qui manquent pour les leaders financiers des plus grandes entreprises du Canada. Malgré ces préoccupations géopolitiques et économiques, ils demeurent optimistes et concentrés sur la croissance de leur entreprise.

Ces observations sont tirées des résultats obtenus dans le cadre du sondage 2019 Global Business and Spending Outlook d’American Express, une enquête annuelle menée auprès de dirigeants financiers d’entreprises à travers le monde, dont une trentaine au Canada. Cette étude a pour but de mieux comprendre comment ceux-ci abordent une variété de sujets, notamment la technologie, l’automatisation, le commerce international et la gestion des opérations.

Les risques mondiaux : une préoccupation importante
C’est sans surprise que les menaces géopolitiques actuelles se retrouvent au sommet de la liste de préoccupations des hauts dirigeants financiers canadiens. D’une part, près des deux tiers (70 %) des répondants au sondage ont admis être de plus en plus préoccupés par la possibilité qu’un évènement extérieur inattendu affecte négativement leur entreprise. D’autre part, un peu plus de la moitié d’entre eux avancent que cette problématique les a menés à être plus prudents dans leurs dépenses et leurs investissements. Ainsi, seuls 33 % prévoient augmenter leurs dépenses de plus de 10 %.

« Les hauts dirigeants financiers du Canada craignent que les problèmes géopolitiques tels que les accords commerciaux non réglés et les nuages orageux qui surplombent l’économie globale affectent leurs entreprises », affirme Paul Roman, vice-président et directeur général de Paiements Pour Entreprises – Mondial chez American Express Canada. « Mais ils ne sont que pragmatiques, alors qu’ils s’efforcent de demeurer optimistes en ce qui a trait à leurs plans de croissance. »

Le commerce international : un facteur de croissance
L’expansion à l’échelle internationale demeure une priorité pour les hauts dirigeants financiers du Canada, et ce, malgré leurs craintes. Plus précisément, 70 % estiment que l’exportation jouera un rôle encore plus important dans leur entreprise l’an prochain. En outre, plus des deux tiers d’entre eux (67 %) établissent une corrélation entre la croissance économique et l’augmentation des importations provenant de vendeurs et de fournisseurs externes hors du Canada. Cela représente une nette hausse par rapport aux 30 % en 2018.

La gestion améliorée des finances : une nouvelle priorité
S’il existe une stratégie de croissance dont les spécialistes de la finance reconnaissent l’efficacité, c’est celle qui consiste à optimiser la gestion du flux de trésorerie et du fonds de roulement. Il n’est donc pas étonnant que 97 % des répondants affirment que ces 2 éléments gagneront en importance pour leur entreprise en 2019, ce qui représente 4 fois plus que les 23 % de l’année 2018.

De surcroît, la grande majorité des sondés (87 %) conviennent que de négocier avec les fournisseurs et les clients a un impact positif sur le fonds de roulement en plus d’engendrer d’autres avantages pécuniaires substantiels.

« Il est important pour les entreprises d’envisager le flux de trésorerie comme une source de capital de croissance et une solution stratégique pour maximiser les modalités de paiement », affirme M. Roman. « Se concentrer sur les façons d’optimiser le flux de trésorerie peut mener à des améliorations du processus à tous les niveaux, fournissant ultimement aux entreprises la flexibilité financière dont elles ont besoin pour croître. »

L’investissement dans les technologies : un choix essentiel
Pour certaines organisations, il peut être difficile de composer avec un paysage technologique en constante transformation. Avec 47 % des dirigeants convaincus que la technologie de prochaine génération perturbera de façon majeure la dynamique compétitive de leur industrie, il est clair qu’un nombre grandissant d’entreprises considèrent celle-ci comme une priorité. Ainsi, les directeurs financiers investissent déjà dans ces dernières, notamment dans l’intelligence artificielle (57 %) et dans l’Internet des objets (50 %). En ce qui concerne la première, 35 % soulignent d’ailleurs que leur compagnie en retire déjà des bénéfices.

Les directeurs financiers comprennent que pour être à la fine pointe, il leur faut une équipe qualifiée. Par conséquent, 30 % prévoient dépenser massivement pour engager de nouveaux employés dotés d’une expertise dans les technologies récentes et dans l’automatisation. De plus, presque 50 % d’entre eux miseront sur la formation du personnel actuel de l’entreprise.

Dans le contexte commercial, économique et politique présent, il est plus important que jamais d’adopter des solutions proactives pour demeurer compétitif à long terme. C’est précisément ce que font les leaders financiers d’aujourd’hui. Que ce soit en prenant les mesures qui s’imposent pour protéger leur compagnie des menaces externes, en s’intéressant de nouveau à la gestion du fonds de roulement ou en embauchant les meilleurs talents, les leaders financiers du Canada effectuent des changements stratégiques afin de maintenir leur croissance cette année et au-delà.

Pour en apprendre davantage sur le 2019 Global Business and Spending Outlook d’American Express, visitez le www.americanexpress.ca/depenses-2019.

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