La Factry : la créativité, ça s’apprend!

Publié le 14/05/2018 à 00:30

Par je fais mtl

Je fais Mtl est un mouvement ouvert à tous les passionnés de Montréal qui désirent s’engager dans des projets qui ont un impact positif sur la ville et ses citoyens. Pour souligner le troisième anniversaire de Je fais Mtl, la population était invitée, en novembre 2017, à choisir ses 10 projets coups de cœur parmi 49 candidatures. Près de 2000 votes ont alors été enregistrés. L’école des sciences de la créativité la Factry a séduit le public.

Située en plein cœur du Quartier de l’innovation, la Factry offre depuis 2016 des formations en créativité aux membres de la relève et aux professionnels de tous les milieux. Elle organise également plusieurs activités ouvertes au public : conférences, débats créatifs, soirées d’improvisation, etc. Par sa programmation et son offre de cours variées, l’école vise à forger des esprits créatifs qui sauront trouver des solutions inédites aux défis contemporains.

« À une époque où tout se transforme, la créativité est une compétence clé et un allié exceptionnel tant pour les entreprises que pour les jeunes qui joindront bientôt ces entreprises. À nos yeux, la créativité est un super pouvoir. Et la bonne nouvelle, la créativité, ça s’apprend, ça se développe », souligne Marie Amiot, présidente-directrice générale et cofondatrice de la Factry. Celle-ci estime qu’il existe un « décalage » entre les notions enseignées dans les écoles et les réalités auxquelles sont confrontées les jeunes lorsqu’ils accèdent au marché du travail. L’acquisition de compétences créatives les aiderait à combler ce « vide ».

C’est dans cette optique qu’elle a fondé la Factry avec Hélène Godin, Philippe Meunier, Ugo Cavenaghi et Dominique Villeneuve (de l’A2C, l’Association des agences de communication créative). Ensemble, ils ont sondé plusieurs associations professionnelles du milieu créatif (Société des designers graphiques du Québec, Ordre des architectes du Québec, Alliance des cabinets de relations publiques du Québec, Association des professionnels de la communication et du marketing, Association québécoise des producteurs de films publicitaires, etc.) pour établir des formations adaptées aux exigences de ce secteur. Ils espèrent maintenant stimuler la relève de l’économie créative.

Transdisciplinarité
Marie Amiot croit que pour innover et maintenir leur compétitivité, les entreprises doivent « défaire les silos traditionnels » et voir les choses différemment. C’est la raison pour laquelle la Factry favorise une approche transdisciplinaire – chaque formation y est donnée par plusieurs experts et les participants eux-mêmes proviennent d’industries variées.. « C’est la clé de notre succès, pense Mme Amiot. Notre recette est pertinente et répond aux besoins de l’industrie. »

Si les fondateurs de l’école ont pu réaliser leur rêve de créer un campus destiné à l’enseignement de la créativité, c’est entre autres grâce au mouvement Je fais Mtl, qu’ils ont rejoint dans l’espoir d’accroître leur visibilité. Cela leur a permis de développer un vaste réseau de contacts et d’établir des partenariats avec les joueurs les plus importants du milieu créatif.

Maintenant, ils souhaitent s’intégrer à l’offre de tourisme d’affaires de Montréal. « Dans cinq ans, on aimerait que les participants internationaux composent entre 30 à 40 % de notre clientèle », précise Marie Amiot. La Factry vise ainsi à « nourrir » le milieu créatif montréalais pour qu’il se distingue à l’international, un peu comme l’ont fait l’École nationale de cirque et l’École nationale de l’humour, par exemple.

Des défis à relever
Pour y arriver, la Factry doit poursuivre ses efforts de promotion et se faire connaître. La présidente-directrice générale de l’école admet qu’expliquer ce qu’est une école de créativité peut représenter tout un défi. Elle invite donc les entreprises en transformation à « oser » participer à ses formations et à ses ateliers sur mesure : « N’attendez pas de tout comprendre. Venez plutôt le vivre! On développe sa créativité en la pratiquant. Vous n’apprendrez jamais à nager en écoutant des vidéos ou en lisant des livres sur le sujet, même s’ils sont écrits par des olympiens. Il faut plonger. La Factry crée ce contexte et un filet de sécurité ».

L’équipe de la Factry constate par ailleurs qu’au Québec, les entreprises se concentrent d’abord et avant tout sur l’action et la production, parfois au détriment de la formation. Or, transformer une entreprise ne se fait pas du jour au lendemain. « On doit se donner le temps d’opérer des changements si on souhaite innover », insiste Marie Amiot.

Notons finalement que l’école de créativité est elle-même en pleine croissance. Ses locaux sont répartis sur deux étages et ses dirigeants projettent d’aménager le deuxième étage pour répondre aux besoins de la clientèle.

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