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Reprendre une entreprise : les conseils pour réussir

Desjardins Entreprises|Mis à jour le 12 juin 2024

Plus de la moitié des entrepreneurs québécois ont 55 ans et plus, ce qui veut dire que de nombreuses entreprises sont et seront à la recherche de gestionnaires-propriétaires. Reprendre une entreprise, et ainsi assurer son développement et sa pérennité, n’est pas une mince affaire : même si l’entreprise fonctionne bien, assurer le succès de cette importante transition commande de suivre une démarche.

L’entrepreneur est ici un « repreneur », ce qui implique des particularités importantes. L’entreprise est déjà en place, avec ses employés, sa clientèle, ses fournisseurs, sa culture et son identité… ainsi que son propriétaire! C’est pourquoi le transfert d’entreprise demande temps – au moins deux ans –, réflexion, stratégie et accompagnement.

Le profil du repreneur idéal

Le repreneur a toutes les qualités d’un gestionnaire et un peu plus. Comme il chausse les souliers d’un autre, souvent là depuis des dizaines d’années, le repreneur doit savoir naviguer dans l’incertitude et être un leader rassembleur. « Il doit savoir rallier les employés d’expérience à son projet et à sa vision afin que ceux-ci deviennent ses alliés, explique Richard Quinn, directeur principal transfert d’entreprise au Mouvement Desjardins. Il a de l’expérience et des connaissances en gestion ainsi que des aptitudes démontrées pour communiquer de manière efficace avec les gens. »

Comme il devra cogérer l’entreprise avec le cédant pendant la période de transition, qui peut durer de quelques mois à quelques années, le repreneur sait écouter et fait preuve d’humilité. « Les connaissances et expériences transmises lors de cette période seront essentielles à la poursuite des activités de l’entreprise », dit Richard Quinn.

Une transaction pas comme les autres

Une fois l’entreprise ciblée, le repreneur doit s’assurer qu’elle présente un bilan solide et qu’elle est soutenue par de bonnes assises. « Une reprise est un électrochoc pour une entreprise en raison de nombreux changements. Il faut une bonne base pour travailler et regarder vers l’avenir », mentionne Richard Quinn.

Si le repreneur est déjà employé par l’entreprise, il aura une bonne idée de la santé de l’organisation et connaîtra les gens en place. À l’inverse, un acheteur provenant de l’extérieur doit tenir compte du fait qu’il court certains risques liés à une démobilisation des employés, des clients et même des fournisseurs. « C’est comme un deuxième électrochoc à l’écosystème de l’entreprise », illustre le directeur principal transfert d’entreprise chez Desjardins. D’où l’importance, pour le repreneur, de s’entourer d’une équipe d’accompagnement diversifiée.

L’importance de l’accompagnement

Un transfert d’entreprise est une transaction empreinte d’émotions, et le recours à une équipe d’experts permet de l’objectiver. « On ne voit plus les faiblesses de l’entreprise, on a parfois affaire à des proches et on prend de mauvaises décisions », dit Richard Quinn. Plus encore, les modalités financières sont complexes. Selon lui, par exemple, le repreneur pourra demander au cédant de reporter une partie du paiement à plus tard pour démontrer sa confiance en l’entreprise et en sa capacité à générer des profits. Un coup de main stratégique pour conseiller de telles solutions est loin d’être superflu.

« [S]’entourer d’un directeur des comptes, d’un directeur investissements, d’un comptable, d’un expert en évaluation d’entreprise, d’un juriste, et parfois d’un expert en ressources humaines est essentiel, dit Richard Quinn. Des équipes d’accompagnement comme celles chez Desjardins peuvent aider autant le repreneur que le cédant grâce à la diversité de leurs expertises. »

Cet accompagnement doit débuter le plus tôt possible dans la préparation du transfert afin de structurer la transaction. « En créant des liens dès le départ et en faisant connaître clairement ses intentions d’affaires à cette équipe, le repreneur augmente ses possibilités de réussite et facilite sa gestion bureaucratique », précise Richard Quinn.

Il ajoute : « Reprendre une entreprise n’est pas un long fleuve tranquille. » Mais c’est justement ce à quoi carburent des centaines, voire des milliers d’entrepreneurs d’ici. En reprenant des entreprises existantes, ils assurent la pérennité de PME québécoises et renouvellent la dynamique entrepreneuriale!

 

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