Entreprises : partir du bon pied grâce au mentorat

Publié le 09/06/2021 à 00:01

Quelque 12 000 PME se créent au Québec chaque année, selon l’Institut de la statistique du Québec. À leur tête, on trouve des hommes et des femmes qui ont choisi l’entrepreneuriat par passion, pour se dépasser et contribuer à la richesse collective. Pour ces jeunes gens d’affaires, bénéficier de conseils d’un guide revêt une valeur inestimable. Rencontre avec un mentor d’expérience.

« Les échanges avec les entrepreneurs sont riches, ils m’animent et m’enrichissent », dit d’entrée de jeu Jean-Yves Bourgeois, premier vice-président, Services aux entreprises chez Desjardins, aussi mentor auprès de jeunes entrepreneurs.

« C’est dans l’ADN de Desjardins de partager notre vécu et de transmettre nos connaissances et nos expériences à nos membres, à nos partenaires et à toute autre personne qui veut apprendre », ajoute-t-il. S’il retire beaucoup de bénéfices de l’exercice de mentorat, Jean-Yves Bourgeois a aussi beaucoup à offrir.

La fibre de l’entrepreneur et l’apport du mentor

La principale qualité que doit posséder une personne qui souhaite se lancer en affaires, selon lui, c’est la fibre entrepreneuriale. Il la décrit comme le désir de création et d’accomplissement dans un environnement où l’individu est maître de son destin. « Les entrepreneurs ont cette capacité de s’inventer et de se réinventer constamment », juge-t-il.

En plus, de nos jours, les jeunes entrepreneurs ont des valeurs sociales fortes qui les différencient de leurs prédécesseurs. « Ils inscrivent leur entreprise dans les tendances actuelles, dit Jean-Yves Bourgeois. Ils veulent aider les milieux défavorisés, souhaitent que leur organisation réponde à la protection de l’environnement et œuvrent dans un contexte de développement durable. Sans généraliser, je peux affirmer que cette génération veut faire une différence. »

Il estime aussi que la nouvelle génération d’entrepreneurs est très réfléchie et possède un haut niveau de connaissances, grâce aux formations certes, mais aussi grâce à la grande disponibilité de bonnes sources d’information. « Dans nos séances de mentorat, ils arrivent avec des plans précis, et je les aide à bien contextualiser et à adapter leurs informations à leur entreprise et au contexte », affirme Jean-Yves Bourgeois.

« Les jeunes sont très agiles et prennent des risques bien calculés. Ma contribution à leur succès est de leur apprendre à naviguer dans cet environnement complexe composé de technologies et d’aspects financiers, et de les présenter à des partenaires. Mais d’emblée, ils savent où ils s’en vont, le dialogue est très riche », précise Jean-Yves Bourgeois.

Le mentor contribue alors à la confirmation de la démarche proposée par le jeune entrepreneur, il y suggère des améliorations et des correctifs, fait part de sa vision stratégique et d’entrepreneur et l’aide à trouver les moyens de parvenir à ses objectifs.

L’entrepreneur d’aujourd’hui a beaucoup plus de possibilités de croissance que celui d’avant. « L’arbre décisionnel a de nombreuses branches ! » lance Jean-Yves Bourgeois. L’accompagnement devient essentiel : on n’a qu’à penser à la multiplication des canaux de distribution, aux nouvelles façons de créer des réseaux de communication et de partenaires partout dans le monde.

Les trois conseils du mentor

1. Suivez votre cœur et votre instinct : le premier déterminera les valeurs qui animent l’entreprise, son propriétaire et ses employés ; le deuxième guidera vos décisions. Il ne faut pas aller à l’encontre de soi-même, prévient Jean-Yves Bourgeois.

2. Sachez bien vous entourer : le mentorat est une excellente façon de développer son réseau de partenaires et ainsi de s’inscrire dans un écosystème.

3. Acceptez de vivre avec le risque : la vie d’un entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille, il y a des embûches tout le long du parcours. Adoptez une vision à long terme et regardez l’horizon plutôt que par terre. N’oubliez pas que le problème d’aujourd’hui est l’occasion de demain.

Jean-Yves Bourgeois accompagne ses mentorés à raison d’une ou deux rencontres mensuelles en plus de suivis par courriel. Toutes les questions possibles sont abordées, qu’elles portent sur la stratégie, les ressources humaines, les services aux clients, le budget et bien d’autres. « On vient ajouter de la valeur à l’entreprise naissante par la transmission de nos connaissances et de nos expériences. Tout le monde est gagnant parce qu’en fin de compte, c’est toute la société québécoise qui en bénéficie ! »

 

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