L’éducation, une richesse inestimable

Publié le 22/12/2022 à 00:01

La situation s’améliore. Mais si le Québec a fait des progrès extraordinaires en matière d’éducation, on y trouve encore 19 % d’analphabètes tandis que plus du tiers (34,3 %) de la population éprouve de grandes difficultés de lecture. C’est beaucoup trop, déplorait ainsi Guy Cormier, président et chef de la direction Mouvement Desjardins, lors d’une rencontre portant sur le thème de l’éducation tenue le 7 décembre à Saint-Jérôme.

« L’éducation, c’est une richesse inestimable. C’est un levier de progrès déterminant pour les personnes et les sociétés. On va à l’école pour se former comme citoyen et c’est un projet de vie, parce qu’on apprend tout le temps », a tenu à rappeler Guy Cormier devant des dizaines de personnes, parmi lesquels des jeunes gens d’affaires, venus participer à des discussions sur l’éducation.

Toujours continuer d’apprendre

Sébastien Stasse, directeur formation et recherche de l’organisme CADRE21, a fait écho à ces propos. « Si on veut une société qui réussisse, l’éducation doit prendre une place plus importante. Et l’apprentissage, ça se fait tout au long d’une vie », a fait valoir le panéliste qui accompagne les intervenants francophones du monde de l’éducation dans leur développement professionnel.

Cette rencontre a été l’occasion de discuter des compétences et des apprentissages qui sont nécessaires pour évoluer non seulement dans le monde d’aujourd’hui, mais aussi dans l’avenir. Et ce, tant en matière de savoir-faire que de savoir-être.

« Il est aussi important d’apprendre à communiquer. En technologie, par exemple, on apprend à coder mais il faut aussi réussir à transmettre ces connaissances, comme l’intelligence artificielle, à d’autres personnes à l’extérieur d’un groupe restreint », souhaite Ravy Por, directrice en intelligence artificielle et technologies au sein de la firme KMPG. Voilà d’ailleurs pourquoi elle a fondé l’organisme sans but lucratif Héros de chez nous qui s’affaire à démocratiser l’éducation technologique par la vulgarisation de la littératie numérique auprès des jeunes âgés entre 14 et 26 ans.

Il faut également valoriser la formation professionnelle, trop souvent laissée pour compte, estime Sébastien Stasse. « Ce n’est pas tout le monde qui a besoin de faire un parcours collégial ou universitaire », constate-t-il en ajoutant qu’il y a du même coup un meilleur arrimage à faire entre la formation professionnelle et les besoins du marché du travail. L’offre de stages, par exemple, s’avère une excellente façon pour les entreprises de participer à la formation de jeunes qui viendront peut-être travailler ensuite au sein de leur organisation.

Il ne faut pas non plus négliger la formation continue qui permet aux employés de maximiser leurs compétences et habiletés. « Des dirigeants me demandent souvent pourquoi ils investiraient dans la formation d’employés qui pourraient ensuite décider d’aller travailler ailleurs. Je leur réponds que ce serait encore pire qu’ils restent à l’emploi encore 10-15 ans sans évoluer ni se développer… », souligne Sébastien Stasse.

Analphabétisme technologique

L’utilisation de la technologie doit aussi être accentuée dans les lieux d’enseignement. « Il y a de l’analphabétisme technologique dans les écoles. Beaucoup d’enseignants ne peuvent pas, ou ne savent pas utiliser les outils technologiques qui seraient très utiles aux étudiants », note Ravy Por.

Selon les participants sondés à la rencontre, les outils de travail collaboratif et les notions de cybersécurité sont les principales connaissances technologiques qu’ils souhaiteraient découvrir dans leur parcours scolaire.

L’éducation est donc vitale. À l’avenir, « le développement économique du Québec va reposer de manière encore plus importante sur notre habileté à former nos talents », indique Guy Cormier, en soulignant que l’éducation est au cœur de la mission de Desjardins qui a une longue histoire de partenariat avec les milieux d’enseignement.

Partout au Québec, des gens de Desjardins vont directement dans les écoles pour rencontrer les élèves, remettre des livres et des outils à ceux dans le besoin ou encore pour les aider financièrement dans la réalisation de leurs projets éducatifs.

La Fondation Desjardins y contribue également en offrant des bourses variant de 1000 à 5000 $ pour les accompagner dans leur parcours postsecondaire, peu importe le domaine et le niveau d’études. Ces bourses sont offertes en fonction de leurs besoins réels et non pas des résultats scolaires.

Le Québec « dispose de toutes les ressources pour soutenir les jeunes dans leurs efforts. Il n’en revient qu’à nous de les déployer », conclut Guy Cormier qui poursuivra sa tournée régionale le 24 janvier à Drummondville, où il sera alors question d’environnement et de finance responsable.

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