Faire vibrer la fibre entrepreneuriale

Publié le 24/10/2022 à 00:01

Guy Cormier a livré un inspirant message à des jeunes gens d’affaires réunis à Saint-Jean-sur-Richelieu il y a quelques jours.

« Être entrepreneur, ce n’est pas reposant. Mais c’est palpitant. C’est une vie d’aventures, d’aventures en affaires. Vous représentez l’avenir. Vous êtes un terreau fertile pour continuer à développer l’entrepreneuriat au Québec », a fait valoir Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins.

Placée sous le thème Faire vibrer la fibre entrepreneuriale, cette rencontre a permis de discuter d’entrepreneuriat et de relève d’affaires lors d’un panel réunissant Myriam Belzile-Maguire, designer et fondatrice de l’entreprise de mode Maguire Boutique et Louis-Félix Binette, directeur général et membre fondateur du Mouvement des accélérateurs d’innovation du Québec.

« Il est important de miser davantage sur l’entrepreneuriat et de réfléchir ensemble aux conditions gagnantes pour permettre aux jeunes de s’épanouir et réaliser leurs projets entrepreneuriaux » a souligné Guy Cormier. D’autant, a-t-il ajouté, qu’il y a actuellement une foule d’opportunités dans le monde pour se lancer en affaires et répondre à des enjeux dans les domaines de l’environnement et de la santé, par exemple.

Myriam Belzile-Maguire fait écho à ses propos. « Il faut choisir un domaine qui nous intéresse, et bien analyser les problèmes associés à cette industrie », dit celle qui a justement lancé son entreprise dans un marché très niché du design de chaussures et accessoires haut de gamme. Et ce, après avoir été designer au sein du Groupe Aldo pendant plusieurs années.

Ne pas avoir peur de foncer

Les jeunes qui veulent devenir entrepreneurs ne doivent pas se laisser décourager par les enjeux de main-d’œuvre et d’approvisionnement qui sévissent depuis quelque temps. Et surtout, ils ne doivent pas craindre l’échec qui reste pourtant un frein au démarrage d’une entreprise, selon une majorité de participants à cette rencontre.

« La peur de l’échec ne devrait jamais empêcher une personne à se lancer en affaires. Oui, il y a des risques, mais ça fait partie de la vie et il faut avoir confiance en ses capacités », conseille Louis-Félix Binette en référant à un vieux dicton : c’est quand on ne risque rien que l’on risque le plus.

De plus, le Québec compte sur une multitude de programmes, d’organismes et de réseaux, comme les chambres de commerce, qui permettent d’accompagner et d’appuyer les entreprises dans leur démarche. Myriam Belzile-Maguire profite elle-même d’un entrepreneur-investisseur « qui est aussi un mentor et qui nous conseille dans le développement de l’entreprise ».

Mais qui dit entrepreneuriat et fibre entrepreneuriale, dit aussi repreneuriat. Il y a actuellement au Québec plus de 2 200 entreprises qui sont sur le point de fermer par manque de relève et on estime qu’il y en aura près de 37 000 à reprendre d’ici les deux prochaines années, a rappelé Guy Cormier, en soulignant que le modèle coopératif est l’une des solutions au transfert d’entreprises.

« Il y a de nombreuses opportunités de reprendre des entreprises existantes. Mais il ne faut pas pour autant penser que c’est facile et sans risque. Encore là, il faut le même niveau d’engagement et les mêmes compétences d’entrepreneur que celles nécessaires pour se lancer en affaires », constate Louis-Félix Binette qui dit rêver au jour où le Québec comptera aussi sur des organisations comme des accélérateurs non seulement pour appuyer des entrepreneurs en démarrage mais aussi des repreneurs d’entreprises.

La tournée régionale de Guy Cormier, organisée en collaboration avec le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ), se poursuivra jusqu’en janvier 2023. Plus de détails ici : https://rjccq.com/activite/tournee-des-regions/

À la une

Tesla: chute de 55% du bénéfice net au 1T

Il y a 38 minutes | AFP

Les ventes de véhicules électriques toujours «sous pression», dit le groupe.

Spotify passe dans le vert au 1T à 168 millions d'euros

08:49 | AFP

Depuis sa création il y a 18 ans, la plateforme n’a jamais affiché de bénéfice net sur l’ensemble d’une année.

Equifax Canada teste l'ajout de l'historique du loyer dans la cote de crédit

L’agence soutient qu’elle a testé de petits volumes de données sur le paiement des loyers pour évaluer leur pertinence.