Joe Biden rendra les exportateurs canadiens plus compétitifs

Publié le 20/08/2020 à 11:24

Joe Biden rendra les exportateurs canadiens plus compétitifs

Publié le 20/08/2020 à 11:24

Par François Normand

Le candidat démocrate à la présidence des États-Unis Joe Biden (Photo : The Associated Press).

C’est dans l’angle mort de Canada inc. : le candidat démocrate à la présidence Joe Biden est sans doute le meilleur allié des entreprises canadiennes qui exportent aux États-Unis, car son programme économique les rendra plus compétitives sur le marché américain.

Oui, oui, vous avez bien lu : plus compétitives. Pourquoi? Tout simplement parce que s’il gagne la course à la Maison-Blanche le 3 novembre, Joe Biden s’est engagé à augmenter le taux d’impôt des sociétés américaines de 21 à 28%.

Ce taux s’élevait à 35% avant que l’administration Trump ne le sabre de 14 points (à 21%) en 2017, une baisse d’impôt qui est entrée en vigueur en 2018.

Certes, les entreprises américaines payaient rarement ce taux d’impôt de 35%, et ce, en raison de diverses déductions, souligne dans une note Angelo Katsoras, analyse en risque géopolitique à la Banque Nationale.

Pour autant, avant la réforme fiscale de Trump, elles payaient généralement plus d’impôt que leurs concurrentes canadiennes sur le marché américain.

Aujourd’hui, le taux d’imposition combiné des grandes entreprises au Québec (taux fédéral et provincial) s’élève à 26,6%, selon les données du Centre québécois de formation en fiscalité (CQFF).

Ainsi, si Joe Biden devient le 46e président des États-Unis en novembre et que le taux d’imposition corporatif grimpe à 28%, les sociétés canadiennes en concurrence avec des entreprises au sud de la frontière disposeront relativement davantage de liquidités.

Car, toutes choses égales par ailleurs, les acteurs d’America inc. auront moins d’argent dans leur proche pour réduire par exemple le prix de vente de leurs produits ou de leurs services aux États-Unis afin d’y accroître leurs parts de marché.

Elles devront peut-être aussi sabrer dans leurs dépenses de marketing, limitant ainsi leurs capacités à réaliser des ventes supplémentaires aux États-Unis.

Pour le plus grand bénéfice des exportateurs canadiens.

Et tout cela sans que la nouvelle ministre des Finances à Ottawa, Chrystia Freeland, et le ministre des Finances à Québec, Eric Girard, n’aient à lever le petit doigt pour réduire l’impôt des entreprises au pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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