Le nouveau visage de Fort Lauderdale

Publié le 25/04/2013 à 15:13

Le nouveau visage de Fort Lauderdale

Publié le 25/04/2013 à 15:13

Par Claudine Hébert

Finie l’époque où Fort Lauderdale se limitait qu’à un rôle de destination touristique bon marché. Depuis une vingtaine d’années, la principale ville du comté de Broward, en Floride, multiplie les efforts pour redorer sa réputation et surtout se départir de son surnom Fort Liquordale, héritage des légendaires « Spring Breaks » américains des années 1970 et 1980. Ce congé printanier se traduisait par plus de 370 000 étudiants débarquant en ville pour faire la fête. Pour corriger la situation, la ville a augmenté l’âge minimum de consommation d’alcool à 21 ans. Résultat, la destination accueille désormais quelque 25 000 étudiants.

Ce changement de clientèle a permis à la destination de rehausser son produit hôtelier. Les grands noms Westin, W, Hilton, Hyatt, Sheraton y ont pignon sur rue. Y compris le Ritz-Carlton. Et ce n’est pas fini. « Les chaînes Mandarin Oriental et Four Seasons étudient également la possibilité de s’installer en ville », souligne Jessica Savage, directrice des relations médias au Greater Fort Lauderdale Convention & Visitors Bureau.

À l’instar de sa voisine Miami, Fort Lauderdale veut devenir, elle aussi, une plaque tournante de l’économie continentale américaine. Il faut savoir que la Floride dispose déjà d’infrastructures d’expédition très développées qui se spécialisent pour les marchés de l’Amérique latine et des Caraïbes. Le port de Fort Lauderdale, Port Everglades, est déjà le plus occupé de tout l’État devançant ceux de Jacksonville et Miami.

« En lien avec l’agrandissement du canal de Panama en 2014, des travaux d’expansion de 2 milliards de dollars sont en cours pour augmenter, entre autres, l’accueil croisières et porter la profondeur du port de 42 à 50 pieds », rapporte Paola Isaac, responsable du développement économique international au bureau de comté du Broward. Mme Isaac est originaire de Montréal et parle très bien français, anglais, espagnol et italien.

Faire des affaires en français

Déjà les Brésiliens forment le partenaire commercial numéro un du sud de l’État floridien. Le Canada, qui demeure le 3e plus important partenaire commercial de toute la Floride avec 8 G$ de marchandises par année, compte actuellement une trentaine d’entreprises basées dans le comté de Broward. Bombardier, Desjardins, Research in Motion, et Air Transat font partie du lot.

« C’est ici que l’on trouve la plus importante communauté canadienne française de l’État », insiste, dans un français impeccable, l’avocat américain Glen Cooper, du cabinet Gray Robinson. M. Cooper, qui est membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce Québec-Floride (CCQF), précise que Fort Lauderdale et ses environs bénéficient d’une localisation géographique enviable entre Miami et Palm Beach.

C’est d’ailleurs ici, dans la principale ville du comté de Broward que la CCQF organise chaque année sa mission commerciale. Les secteurs du bois (meubles), de l’aéronautique, des technos et des biotechnologiques, de la vente au détail et des services financiers figurent parmi les plus prometteurs.

Enfin, la Floride n’est pas totalement remise de la crise de 2008. Il y a encore beaucoup de bâtiments à louer et les tours à construction se font rares. Mais l’État est en mode pro-action sur le plan économique. Plusieurs démographes prévoient que, d’ici trois ans, la Floride dépassera l’État de New York au rang du troisième État le plus peuplé au pays. Un élément dont souhaite vivement profiter le comté de Broward.

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