Un audit pour mesurer la maturité numérique d'une entreprise

Offert par Les Affaires


Édition du 10 Mars 2018

Un audit pour mesurer la maturité numérique d'une entreprise

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Édition du 10 Mars 2018

Par Pierre Théroux

Dominique ­Anglade, ministre de l’Économie, de la ­Science et de l’Innovation.

L'industrie 4.0 impose de nouveaux défis et de nouvelles façons de faire aux entreprises manufacturières. Pour les accompagner et inciter le plus grand nombre à entreprendre ce virage, le gouvernement du Québec vient de lancer le programme Audit industrie 4.0. Cet outil de diagnostic vise à analyser et à évaluer le degré de maturité numérique d'une entreprise.

Or, avec la mise en place de ce nouveau programme, « il n'y a aucune raison pour les entreprises de ne pas faire son évaluation. On a tout mis en place et maintenant, c'est aux entreprises d'aller de l'avant », fait valoir Dominique Anglade, ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, dont le ministère a conçu l'Audit industrie 4.0 dans le cadre de son Plan d'action en économie numérique, qui vise notamment à stimuler les innovations par l'implantation de technologies et l'utilisation des données. Le Ministère a injecté 850 millions de dollars dans ce plan afin d'aider les entreprises, tant les PME et les start-up que les grands donneurs d'ordre, à saisir les occasions d'affaires liées à la révolution numérique. « Il ne faut pas tarder. Même si le Québec se compare à la moyenne européenne en matière d'économie numérique, selon des données de l'OCDE, il ne faut pas s'en contenter, mais plutôt viser le sommet », indique Mme Anglade.

La ministre souligne que le secteur manufacturier a généré 40 % des nouveaux emplois l'an dernier, et ce, en misant justement sur l'innovation. « C'est un signe tangible que les entreprises investissent pour se moderniser et améliorer leur compétitivité », précise-t-elle.

Pour le gouvernement du Québec, le programme Audit industrie 4.0 constitue donc un autre pas en avant pour amener les entreprises manufacturières québécoises à intégrer de nouvelles technologies afin de rendre leurs usines plus intelligentes. Le gouvernement appuie cette démarche d'une aide financière qui prend la forme d'une contribution non remboursable pouvant atteindre un maximum de 15 000 $. « On prévoit qu'entre 500 et 1 000 entreprises profiteront de ce programme en vue de mesurer leur maturité numérique », estime Mme Anglade, en soulignant qu'un projet pilote réalisé l'an dernier avait montré l'intérêt des dirigeants d'entreprises.

Près de 20 entreprises ont en effet participé à la validation de cette démarche. Aujourd'hui, un grand nombre de sociétés ont aussi manifesté leur intérêt envers le programme Audit industrie 4.0. « Nous avons déjà réalisé quelques audits et d'autres entreprises qui ont obtenu le feu vert pour l'aide financière nous ont contactés », indique François Gingras, directeur, Équipements industriels et Productivité au Centre de recherche industrielle du Québec, qui est l'un des cinq organismes mandatés par le gouvernement pour réaliser l'Audit industrie 4.0. Les autres instances sont le Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations, l'Institut technologique de maintenance industrielle, Sous-traitance industrielle Québec et Productique Québec.

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