Lumenpulse à l'ère des cobots

Publié le 04/09/2019 à 14:21

Lumenpulse à l'ère des cobots

Publié le 04/09/2019 à 14:21

Par Pierre Théroux
Un robot collaboratif et un chercheur.

(Photo: courtoisie Vention)

USINE 4.0. Les cobots, vous connaissez? Ces robots collaboratifs sont de plus en plus utilisés pour automatiser des procédés de fabrication. Il y a un peu plus d’un an, le concepteur et fabricant de solutions d’éclairage DEL haute performance Lumenpulse a justement décidé d’intégrer un cobot à ses activités.

« Comme on lançait un nouveau produit, on a vu l’opportunité d’investir dans cette nouvelle technologie », indique Dominic Boulianne, directeur principal des opérations de l’entreprise de Longueuil, dont les luminaires illuminent notamment le pont Jacques-Cartier, le Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg, les hôtels de ville de Boston et Cincinnati, ainsi que de nombreux autres bâtiments et infrastructures aux quatre coins de la planète.

Le cobot implanté chez Lumenpulse sert à appliquer le silicone autour du Lumenfacade Nano – conçu pour l’éclairage des façades de structures architecturales de petite envergure – afin d’assurer son étanchéité et éviter toute infiltration d’eau.

« C’est beaucoup plus une question de qualité que de productivité. Quand un employé travaille déjà depuis un certain nombre d’heures, les risques d’erreur sont évidemment plus élevés », souligne M. Boulianne.

Le cobot n’a pas pour autant pris la place d’un employé. Ce type de robot a justement la particularité de travailler en collaboration avec celui-ci. Ainsi, le cobot de Lumenpulse est programmé par une personne pour exécuter la tâche, et ce, en accompagnant ses mouvements une première fois. Pendant que le robot travaille, cette personne peut préparer le réglage pour un autre modèle de luminaire. « C’est comme si un employé avait un troisième bras », illustre le directeur principal des opérations.

Les résultats sont probants. Lumenpulse songe d’ailleurs à se procurer d’autres cobots, notamment pour remplacer un robot traditionnel de plus grande dimension qui effectue la même tâche pour des luminaires de plus volumineux. Les cobots « sont beaucoup plus faciles à programmer [que les robots traditionnels], et ça nous permettrait de travailler dans de plus petites cellules de production », explique M. Boulianne.

À lire également: Intelligence manufacturière, téléchargez notre livre blanc

Chez Lumenpulse, le virage vers l’usine 4.0 passe aussi par une numérisation de ses activités de gestion. L’entreprise a en effet implanté un logiciel qui améliore grandement l’efficacité de sa production. « On gère 15 000 pièces différentes et nos délais de livraison sont de 4 à 6 semaines, poursuit-il. On n’a pas de temps à perdre ; une commande qui arrive ne doit pas rester une semaine dans les bureaux. Elle est immédiatement transmise à nos fournisseurs et à nos employés dans l’usine. »

Les instructions de travail sont ainsi envoyées directement aux postes des opérateurs à l’assemblage, qui sont équipés d’un ordinateur. Chaque produit possède son historique de fabrication, ce qui en facilite la traçabilité.

En fin de compte, l’usine 4.0 « nécessite beaucoup d’investissements, mais c’est le prix que nous avons choisi de payer pour être plus efficaces et fabriquer des produits de plus grande qualité », estime Dominic Boulianne.

 


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Gestion de l’innovation

Mercredi 18 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Gestion de la formation

Mardi 03 décembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Sommet énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Forum Contrats publics

Mardi 11 février

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Bourse: Wall Street voit rouge, Toronto est à un sommet record

Mis à jour le 16/09/2019 | LesAffaires.com et AFP

REVUE DES MARCHÉS. Le Brent a bondi de 14,6 %, sa plus forte progression depuis que le contrat a été formalisé en 1988.

Titres en action: Aramco, Coca-Cola, Facebook...

16/09/2019 | AFP et La Presse Canadienne

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises.

Les Bourses européennes reculent face aux tensions pétrolières

16/09/2019 | AFP

Les investisseurs ont «forcément été pris un petit peu de court sur le retour du risque géopolitique», dit une analyste.