Pierre-Philippe Dupont : Des poissons aux filons

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Juin 2015

Pierre-Philippe Dupont : Des poissons aux filons

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Édition du 20 Juin 2015

[Photo : Martin Flamand]

Rien ne prédestinait Pierre-Philippe Dupont à devenir un professionnel de l'acceptabilité environnementale et sociale de projets miniers. C'est par amour que ce biologiste de formation, spécialisé en faune aquatique, est parti en région après avoir obtenu sa maîtrise en génétique des populations en 2006.


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Le secteur minier étant incontournable en Abitibi-Témiscamingue, le jeune homme commence par réaliser des études d'impact environnemental de projets miniers et hydro-électriques pour Genivar, devenue depuis WSP. Puis, il entre à la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l'Abitibi-Témiscamingue, avant d'être recruté en 2010 par Royal Nickel Corporation pour s'occuper du projet Dumont. Cette future mine de nickel, située au nord d'Amos, sera l'une des mines de métaux de base les plus importantes du Canada.


Ce parcours atypique a amené Pierre-Philippe Dupont à troquer ses cheveux longs pour des costumes-cravates, mais aussi à faire évoluer son regard sur le domaine minier. «C'est une industrie qui s'est révélée plus complexe que je ne le pensais, explique-t-il. J'ai beaucoup hésité avant d'accepter mon poste actuel, car j'avais l'impression de passer du côté sombre de la force.»


Il demande alors l'avis de Louis Bernatchez, son directeur de maîtrise à l'Université Laval, qui lui conseille de ne pas hésiter. «Pierre-Philippe étant un homme de convictions et de principes, je savais qu'il pouvait apporter son point de vue, et ne pas seulement devenir le biologiste de service qui sera toujours d'accord avec l'entreprise», indique le professeur.


Sentant qu'il pourrait contribuer à l'amélioration des pratiques environnementales et sociales de l'industrie minière, Pierre-Philippe Dupont décide donc de rejoindre les rangs de Royal Nickel. «J'aime avoir un impact et utiliser mon niveau d'influence, dit-il. Je suis fier de l'évolution de l'industrie, elle fait des pas de géant. On travaille avec les gens en toute transparence.»


Son passage à la CRÉ a également joué un rôle décisif dans son cheminement. «Il a appris qu'il y a des zones de négociation, se souvient Martine Rioux, qui était alors directrice générale de l'organisation. Cette expérience l'a amené à être très à l'écoute de préoccupations variées venant des écologistes, des municipalités, des industriels, des collectivités... Il n'y a pas une seule vérité !»


Une réalité pourtant loin d'être évidente pour Pierre-Philippe Dupont, dont l'esprit scientifique était plus habitué à une vision en noir et blanc. «À la CRÉ, j'ai appris sur les enjeux politiques et humains, et j'ai développé plus de patience, affirme-t-il. Quand tu prends en compte les émotions, tu entres dans le gris.» Des enseignements qui l'aident aujourd'hui à mieux comprendre l'enjeu de l'adhésion de la population au projet Dumont. «C'est une grande fierté quand j'entends des gens de la collectivité en parler comme de leur projet !»


Âge : 37


Votre voyage de rêve ? L’Australie


Pourquoi ? Pour la diversité de sa faune et de sa flore. Il y a des espèces qu’on ne trouve que là-bas. J’aimerais voir la Grande Barrière de corail avant de mourir.


Pierre-Philippe Dupont


La ville où vous aimeriez vivre ? J’aime beaucoup Vancouver, car c’est une ville qui a une belle architecture et qui est située entre la mer et la montagne. En plus, les valeurs partagées par ses habitants sont similaires aux miennes : respect des autres et de l’environnement.


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