SDV Logistiques veut des heures d'ouverture prolongées

Publié le 06/03/2015 à 15:29

SDV Logistiques veut des heures d'ouverture prolongées

Publié le 06/03/2015 à 15:29

Spécialiste de la logistique de l’import-export international, SDV Logistiques fait transiter un volume de marchandises très élevé via le Port de Montréal. Pour cette entreprise, la fluidité du transport est cruciale.

Le volume de marchandise que SDV Logistiques fait transiter par le port de Montréal a augmenté de 136 % à l’importation et de 119 % à l’exportation entre 2009 et 2013. La croissance du volume des échanges à l’international, liée notamment à la plus grande facilité d’accès aux produits (Internet, accords de libre-échange, etc.) serait responsable en grande partie de cette augmentation.

SDV Logistiques est une filiale du groupe français Bolloré, l’un des dix plus grands groupes mondiaux de transport et de logistique. Avec plus de 200 employés au Québec, l’entreprise offre des services allant du courtage en douane à la distribution, en passant par l’import / export international par voie maritime, aérienne ou routière.

L’entreprise ne possède ni camion, ni navire. Son rôle est de concevoir les plans de transport les plus efficaces pour faire transiter une marchandise du point A au point B, et de coordonner le tout.

Par la mer, SDV fait de l’import-export de lots brisés. Elle a aussi une division « Projet international », spécialisée dans le transport de marchandises ne pouvant voyager par les navires de conteneurs habituels. « Parfois, c’est en raison d’un volume ou d’un tonnage trop élevé, ou encore de la trop grande taille des marchandises, explique Patrick Lafrance, directeur des projets. Il faut alors affréter entièrement ou partiellement un navire.

Accélérer le transfert

La vaste majorité des conteneurs déplacés par les transitaires au Canada proviennent de l’Asie et arrivent par Vancouver. Certains sont ensuite acheminés à Montréal par chemin de fer. Mais la situation est différente pour SDV, en raison de son grand nombre de clients européens. Ceux-ci expédient leurs marchandises directement au Port de Montréal.

« Nous avons donc un volume de marchandises très élevé qui transite par le port, signale Mike Carlino, directeur import-export maritime. Les dirigeants du port s’efforcent de répondre à nos besoins et de régler les problèmes quand il y en a. »

Tout n’est pas parfait pour autant. « L’accessibilité au Port de Montréal représente un défi, notamment aux heures de pointe et en hiver », note Martin Lalonger, superviseur export maritime.

En période de pointe, il n’est pas rare que les camions doivent attendre en file entre cinq et six heures, avant de pouvoir repartir avec leurs conteneurs, alors que l’opération pourrait normalement se faire en une heure. Les accès au terminal Cast par les rues Notre-Dame ou De Boucherville, et au terminal Racine par la rue Bossuet, sont très achalandés.

Les dirigeants de SDV aimeraient aussi voir les heures d’ouverture du port prolongées. Présentement, il ouvre à 7 h et ferme à 15h. « Ce serait intéressant qu’il reste ouvert au moins jusqu’à 17h, voire plus tard, car beaucoup de camions se présentent en fin de journée pour prendre une marchandise devant être livrée le lendemain matin », explique Martin Lalonger. 

Les dirigeants de SDV soulignent que le Port de Montréal est loin d’être le seul en Amérique à faire face à ce type de défi. À Vancouver, la congestion a fait grimper en flèche le prix du transport de conteneurs au cours des dernières années. en janvier 2013, la moyenne était de 2 050 $ pour un conteneur de 40 pieds provenant de Hong Kong. En janvier 2015, le prix moyen avait grimpé à 2 300 $.

Ils se réjouissent par ailleurs de la réouverture du terminal Termont, qui augmente le trafic et donc les opportunités d’affaires pour SDV.

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