Savoir céder sa place

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Novembre 2014

Savoir céder sa place

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Édition du 22 Novembre 2014

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Jean-Denis Lampron

Entreprise : Rose Drummond

Relève : sa fille, Amélie Lampron, et le conjoint de celle-ci, Emmanuel Bertrand.

[Photo: Jérôme Lavallée]

Jean-Denis Lampron
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Bernard Bélanger

Entreprise: Premier Tech

Relève : son fils, Jean Bélanger.

[Photo: Jérôme Lavallée]

Bernard Bélanger
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Pierre Carrier

Entreprise : Maison Carrier Besson

Relève : son fils, David Carrier.

[Photo: Jérôme Lavallée]

Pierre Carrier
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Jean-Yves Roy

Entreprise : Groupe SMR

Relève : sa fille, Julie Roy.

[Photo: Jérôme Lavallée]

Jean-Yves Roy
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Guillaume St-Amour

Entreprise : Boulangerie St-Donat

Relève : sa fille, Marie-Ève St-Amour.

[Photo: Jérôme Lavallée]

Guillaume St-Amour
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Pierre Jean

Entreprise : Construction Albert Jean

Relève : ses trois enfants, Pierre- Albert, Patricia et Sébastien Jean.

[Photo: Jérôme Lavallée]

Pierre Jean
Léguer ou vendre ?

À chacun sa façon de faire. Pour Bernard Bélanger, pas question de vendre Premier Tech à ses descendants. Il veut la léguer. Guillaume St-Amour, de son côté, a vendu la moitié de ses actions à sa fille. «Elle parle de plus en plus de racheter l'autre moitié. Elle a hâte d'avoir toutes les commandes», dit-il, en faisant rire toute la tablée. Pierre Carrier a lui aussi vendu l'entreprise à sa relève. «Je n'étais pas assez riche pour la donner. Mon capital, c'était mon entreprise.»

Il déplore que la vente à un membre de la famille entraîne la perte de l'exonération d'impôt sur les gains en capital sur laquelle comptent plusieurs entrepreneurs pour financer leur retraite. «C'est une honte, dit-il, obtenant ainsi l'appui des autres cédants. Vendre à mon fils plutôt qu'à un étranger, ça m'a coûté des sous !»

Quant à Jean-Yves Roy, du Groupe SMR, il confie avoir fait en sorte de ne pas répéter les erreurs du passé, commises lors du passage à la deuxième génération. «J'ai travaillé 25 ans dans l'entreprise avant que mon père pose des gestes concrets pour le transfert. La valeur de l'entreprise a alors été cristallisée et répartie entre les deux autres enfants et moi. Pourtant, les autres n'avaient pas travaillé autant que moi pour générer cette valeur.» Sa fille, Julie, n'a pas eu à attendre si longtemps pour voir ses efforts porter leurs fruits. Le gel successoral a été effectué en 2009, année où elle a commencé à gérer plus activement l'entreprise familiale de services d'entretien après avoir fait ses classes comme directrice des ressources humaines.

Comme son père avant lui, Jean-Yves Roy a toutefois choisi de ne pas lui vendre l'entreprise. Elle lui sera plutôt léguée en héritage. Entre-temps, la jeune présidente dispose tout de même des actions de contrôle de l'entreprise opérante, histoire d'avoir le champ libre pour exercer ses fonctions de dirigeante. L'ex-dirigeant des Services Ménagers Roy y va cependant d'un sage conseil : faire concrétiser ses intentions par des spécialistes. «Ça prend des professionnels pour déterminer ce qui est idéal du point de vue juridique et fiscal.»

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