Irosoft s'associe à un géant pour traverser les frontières

Publié le 26/03/2015 à 06:14

Irosoft s'associe à un géant pour traverser les frontières

Publié le 26/03/2015 à 06:14

[Photo: Shutterstock]

Réunir la force d’une grande entreprise à l’expertise pointue développée par une petite compagnie spécialisée. Un bon passeport pour l’international? C’est du moins l’une des stratégies utilisée par la PME Irosoft qui s’est associée au géant CGI pour traverser les frontières.

Depuis 1995, Irosoft développe des logiciels de gestion de contenus. Mais c’est avec ses produits spécialisés dans le domaine juridique que la PME d’une quarantaine d’employés a réussi à se démarquer.

Environnement informatique simplifiant la rédaction de textes juridiques, suggestions automatisées de mise à jour des lois et engin de publication permettant de voir toutes les modifications apportées à un règlement : les solutions technologiques offertes par Irosoft sont presque uniques. « Dans le monde, nous n’avons que trois compétiteurs », affirme Alain Lavoie, président et cofondateur d’Irosoft.

Cet ADN juridique leur assure une place de choix sur l’échiquier mondial. Après 20 ans d’existence, la PME de Ville Saint-Laurent a décidé de se lancer dans l’arène et de profiter de cette position. Car, même si elle a déjà vendu ses solutions technologiques au gouvernement du Québec, du Canada ainsi que dans sept pays dont la Barbade et les Bermudes, elle aimerait élargir encore son terrain de jeu. Objectif : séduire les pays du Commonwealth, qui partagent un processus législatif semblable au nôtre, en plus de s’implanter dans certaines villes.

Au pays de l’oncle Sam

Dans sa ligne de mire, les États-Unis, un marché d’environ un milliard de dollars pour Irosoft, estime Alain Lavoie. En 2002, la firme avait tenté sa chance, pour s’implanter à la Chambre des communes. Sans succès, raconte-t-il.

« Nous avons décidé d’attendre d’avoir un partenaire fiable pour tenter à nouveau l’expérience. Nous sommes donc allés cogner à la porte de CGI, qui est à un jet de pierre de nos bureaux… Ou presque!»

Avec quelque 68 000 employés, CGI est déjà bien implantée dans le secteur public américain. Un gros atout pour Irosoft. « Jusqu’à maintenant, nous avons étudié des occasions d’affaires totalisant une valeur potentielle de 10 à 15 millions de dollars. Et nous attendons la réponse pour deux soumissions », explique le président.

Pour que ce maillage soit fructueux, il faut respecter certaines règles, soutient Alain Lavoie. Par exemple, il faut d’abord faire ses devoirs et bien déchiffrer les rouages de l’entreprise avec qui on s’allie. « Il faut non seulement comprendre comment la machine fonctionne, mais aussi s’assurer qu’on discute avec les bonnes personnes. »

La patience est aussi de mise car, plus il y a de gens dans l’entreprise, plus il y a de paliers. Ce qui rend les changements d’orientation plus longs que dans une petite compagnie. Mais surtout, le partenaire doit voir quel est son profit dans cette association.

Un travail de longue haleine

La stratégie d’Irosoft ne tient pas uniquement à son association avec CGI. Pour cet informaticien, la vente et le marketing n’allait pas de soi, raconte Alain Lavoie. « Avant, on fonctionnait seulement par le bouche à oreille. Maintenant, nous avons déployé une stratégie de commercialisation avec une équipe qui ne se consacre qu’à cela! »

Pour réussir, la firme a aussi été chercher l’appui d’Investissement Québec et de la Banque de développement du Canada (BDC). Trois mois après le début de l’opération, le président est optimiste et s’attend à signer des contrats bientôt. « Mais il faut être très patient et surtout, ne pas brûler les étapes. »

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