4 astuces pour briller à un entretien d'embauche à distance

Publié le 08/07/2020 à 08:00

4 astuces pour briller à un entretien d'embauche à distance

Publié le 08/07/2020 à 08:00

Par Olivier Schmouker

L'un des trucs, c'est d'être 100% soi... (Photo: Anete Lusina/Unsplash)

TÉLÉTRAVAIL. Le déconfinement avançant à pas de géant, nombre d’employeurs se mettent à recruter. Et donc, COVID-19 oblige, à faire passer des entretiens d’embauche… à distance.

La question saute aux yeux : «Oui, mais moi, j’ai jamais fait ça. Comment je m’y prends pour me démarquer lors d’un tel entretien? Et même, pour ne pas être déstabilisé par le premier incident venu (ex.: image figée, wi-fi défaillant,...)?»

Abdelrahman Y. Fouda est doctorant en biologie neurovasculaire et en thérapeutique à l’Université Augusta en Géorgie (États-Unis). À la recherche d’un emploi dans sa branche, il a envoyé des CV à différents employeurs potentiels en janvier 2020, misant sur des entretiens d’embauche en mars. Mais voilà, le nouveau coronavirus a chamboulé tous ses plans : ces employeurs-là se sont plutôt mis en mode licenciement temporaire qu’en mode embauche, leurs activités ayant connu un brutal coup de frein.

Toutefois, M. Fouda n’a pas baissé les bras. Il a recontacté les plus intéressants d’entre eux pour leur proposer des entretiens à distance, même s’il n’avait jamais fait ça auparavant (et pour la plupart des recruteurs en question, non plus). Autrement dit, l’idée était d’entrer en contact et de se présenter par l’entremise de la technologie : lui a choisi Zoom, mais ça aurait pu être Teams ou toute autre application de vidéo permettant une discussion à plusieurs en temps réel.

Le doctorant a raconté cette expérience dans un article du magazine scientifique américain Nature, et surtout, il a indiqué ses conseils pratiques pour tous ceux qui seraient amenés, comme lui, à passer un entretien d’embauche à distance. Quatre trucs aussi simples qu’efficaces, que je vais me faire un plaisir de partager avec vous, convaincu que je suis qu’ils pourront vous être utiles dans un avenir rapproché:

1. Préparez-vous comme il faut

«Tout comme pour un entretien «normal» (en personne), il faut bien préparer la réunion virtuelle qui va avoir lieu, note M. Fouda. Renseignez-vous sur les moyens technologiques requis, sur la durée prévue, ou encore sur les différentes étapes de la discussion. Il se peut que l’employeur vous envoie une série de liens pour la rencontre virtuelle : essayez-les avant, histoire de vérifier que tout est correct, que tout va bien bien fonctionner le moment venu.»

Et d’ajouter : «Dans le même ordre d’idée, vérifiez que votre propre matériel informatique va bien fonctionner : dans mon cas, je fais systématiquement un test technique avec un ami, en utilisant la même technologie que celle qui servira pour l’entretien; mieux, je me familiarise avec cette technologie-là afin d’être capable de ne pas me démonter si jamais il y a un bogue technique en plein entretien, voire pour être capable de le résoudre devant les recruteurs (ce qui devrait faire une bonne impression auprès d’eux!)», dit-il.

2. Aménagez votre environnement

«Les recruteurs vont vous voir et ils vont voir la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Or, votre but premier, c’est de faire bonne impression. D’où la nécessité d’aller au-delà d’une simple tenue de circonstance, d’aménager votre environnement à votre image», indique M. Fouda.

Qu’est-ce que ça signifie? «Pour commencer, il faut vous installer dans un coin calme et tranquille (ex.: une pièce fermée qui se trouve loin des enfants,...). Ensuite, il faut que la décoration reflète votre personnalité. Enfin, il faut obligatoirement user d’une petite astuce à laquelle personne, ou presque, ne porte attention et qui, pourtant, permet de donner d’emblée une bonne impression : installez soigneusement la caméra de votre laptop à la hauteur de vos yeux.»

Pourquoi? Parce que c’est là notre façon naturelle de regarder autrui : droit dans les yeux. Si jamais on est filmé par en-dessous ou par au-dessus, notre image est déformée, nous paraissons mal à l’aise, et ça joue contre nous lors d’un entretien d’embauche. Beaucoup plus que ce qu’on peut imaginer.

3. Embrassez la loi de Murphy

La loi de Murphy, concoctée par l’ingénieur aérospatial américain Edward A. Murphy Jr., s’énonce comme suit : «Tout ce qui est susceptible d’aller mal ira mal». «Dans mon cas, indique le doctorant, je savais que ma faiblesse technique était le wi-fi, d’une capacité limite pour un entretien vidéo. Ça me stressait de savoir qu’il pouvait planter n’importe quand, et que ce soit perçu comme de ma faute. Comme je ne pouvais guère booster mon wi-fi, j’ai enlevé une partie de mon stress en prévenant d’avance que j’avais un wi-fi de faible capacité et en m’équipant, au besoin, d’un câble ethernet (qui permet d’utiliser Internet lorsque le wi-fi est en panne).»

Et d’ajouter : «J’ai également mon cellulaire à portée de main, ainsi que les numéros de ceux des participants à l’entretien, dit-il. Comme ça, je peux toujours poursuivre oralement la discussion, dans le pire des cas. À noter qu’une telle prévoyance est, en général, bien vue des recruteurs.»

Autrement dit, l’idée est ici d’anticiper le pire et de s’y préparer au mieux. L’objectif n’est pas de devenir angoissé, au contraire, il consiste à se sentir plus en confiance au moment-même de l’entretien.

4. Communiquez avec clarté

«Quoi qu’il arrive, l’idéal est de rester calme et posé, affirme M. Fouda. Un pépin technique? Une question piège? Un blanc de mémoire? Ne grimacez pas, ne figez pas, restez vous-même, prenez le temps de réfléchir et de sortir du guêpier du mieux possible.»

D’ailleurs, trop souvent, on croit qu’un silence qui dure est un problème, voire quelque chose d’insupportable, mais on se trompe : mieux vaut prendre son temps que de dire ou répondre n’importe quoi pour remplir le silence. La technologie renforce cette croyance erronée. Pour ne pas en être affecté, il faut en être conscient et agir en conséquence, c’est-à-dire veiller à communiquer avec clarté, en toutes circonstances. C’est aussi simple que ça.

«Soyez toujours patient, positif et compréhensif. Comprenez que nous vivons tous des temps extraordinaires, et vous verrez que votre futur employeur agira sûrement de la même façon que vous à votre égard», résume le doctorant, qui dispose à présent d’offres d’emplois fermes mais s’est donné jusqu’à la rentrée pour répondre favorablement à celle qui lui plaira alors le plus.

Voilà. Vous disposez à présent de quatre trucs susceptibles de vous permettre de briller lors d’un prochain entretien à distance. N’hésitez surtout pas à y recourir, le moment venu.

En passant, le psychosociologue français Jacques Salomé a dit dans T’es toi quand tu parles : «Communiquer suppose aussi des silences, non pour se taire, mais pour laisser un espace à la rencontre des mots».

*****

Découvrez mes précédents billets

Mon groupe LinkedIn

Ma page Facebook

Mon compte Twitter

Et mon dernier livre : 11 choses que Mark Zuckerberg fait autrement


image

Expérience citoyen

Mercredi 26 août


image

Gestion de l'innovation 2020

Mercredi 09 septembre


image

Expérience client

Mercredi 16 septembre


image

Gestion agile

Mercredi 07 octobre

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

Leaders, voici les 7 talents vitaux en temps de pandémie!

11/08/2020 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Continuer d'apprendre et de grandir, même quand il n'y a plus de budget formation? C'est possible!

Employeurs, voici ce que craignent maintenant vos employés!

10/08/2020 | Olivier Schmouker

BLOGUE. 2 Québécois sur 5 ont peur à l'idée de devoir remettre les pieds au bureau. Une peur tétanisante...

À la une

Tendance inquiétante aux É.-U pour les producteurs québécois d'énergie verte

12/08/2020 | François Normand

Un rapport publié mardi montre une diminution de l’appétit des entreprises pour l’électricité renouvelable aux É.-U.

Ah, la Gaspésie!

BLOGUE INVITÉ. Après la déception de 2018, est-ce que l'expérience client fut à la hauteur cette fois-ci?

Le déficit ontarien devrait atteindre 38,5G$ en 2020-2021

En trois mois, le gouvernement ontarien a presque doublé sa projection de déficit annuel.