Drones et hydrogène assureront les livraisons de demain

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Septembre 2016

Drones et hydrogène assureront les livraisons de demain

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Édition du 24 Septembre 2016

Par Alain McKenna

Le H2Quad 1000 (à l’avant-plan), d’EnergyOR, est un quadricoptère de 9,5 kilos, pouvant soulever une charge additionnelle d’un kilo.

La nouvelle est passée inaperçue le printemps dernier : EnergyOR, une PME montréalaise spécialisée dans la fabrication d'appareils à piles à combustible, fondée en 2007, a signé une entente avec l'Armée de l'air française afin de développer des véhicules aériens sans pilote à longue portée, alimentés à l'hydrogène. Une technologie qui pourrait attirer le regard de Postes Canada et d'Amazon en vue d'effectuer des livraisons automatisées de prochaine génération...

Elles sont nombreuses, les sociétés d'expédition qui, un peu partout dans le monde, prédisent un bel avenir à la livraison par drones. Déjà, des essais ont eu lieu notamment aux États-Unis, en Angleterre et en Australie, mais la portée limitée de ces petits appareils freine les ambitions à court terme à leur sujet.

À lire: L'hydrogène, le nouveau filon à exploiter

En dévoilant le H2Quad 1000, en mars, EnergyOR a fait naître l'espoir d'une véritable solution à ce problème : l'appareil est un quadricoptère de 9,5 kilos, pouvant soulever une charge additionnelle d'un kilo. Il est alimenté par une pile à combustible utilisant une membrane polymère électrolyte. Cette dernière lui a permis de rester dans les airs pendant une durée de 2 heures, 12 minutes et 46 secondes. C'est le double, voire le triple de ce que permettent les piles au lithium-polymère les plus performantes actuellement sur le marché.

Il n'en fallait pas plus pour relancer l'intérêt commercial à l'égard de ces drones à hélices. Michel Bitton, pdg d'EnergyOR, voit des débouchés pour sa technologie dans tous les secteurs : inspection et surveillance de lignes à haute tension et de chemins de fer, applications en agriculture, production audiovisuelle de grande envergure, missions humanitaires et de rescousse, etc.

On est loin des 600 km de portée souhaités par l'Armée française, mais on sent un certain optimisme grâce au succès du H2Quad 1000. «Ces appareils permettent une nouvelle approche face à nos missions et, ce qui est encore plus important, ouvrent la porte à des missions inconcevables jusqu'ici», a d'ailleurs affirmé un dirigeant du Centre d'expertise aérienne militaire, l'agence française qui travaille de concert avec EnergyOR.

Un vote de confiance mérité pour la PME montréalaise. «Il n'existe aucun autre drone multirotor à l'heure actuelle qui peut atteindre la même autonomie. Ça nous encourage à continuer à développer une plateforme encore plus durable et pouvant transporter de plus lourdes charges», conclut M. Bitton.

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