Lexya: des rentrées scolaires, livrées à domicile

Publié le 06/12/2023 à 12:00

Lexya: des rentrées scolaires, livrées à domicile

Publié le 06/12/2023 à 12:00

Par Dominique Talbot

Jean-Michel Veillette et Marc-Antoine Paquet (Photo: courtoisie)

Pour tout l’automne, Les Affaires vous présente SOLUTION START-UP, une rubrique dédiée aux jeunes entreprises innovantes du Québec. Vous découvrirez des entreprises qui ont franchi l’étape de l’«accélération». C’est un rendez-vous chaque semaine, tous les mercredis à 12h.

SOLUTION START-UP. Le souvenir que vous gardez des longues files d’attente pour acheter vos livres à la rentrée collégiale ou universitaire est peut-être encore frais dans votre mémoire, mais deux entrepreneurs de Québec travaillent à ce que cela devienne un lointain souvenir. 

«L’idée est partie d’une frustration que nous avions lorsque nous étions au cégep et à l’université. On trouvait que c’était trop complexe d’acheter nos livres, de faire la file, se déplacer à la boutique de livres. Ça prenait du temps. On s’est donc demandé comment on pouvait centraliser tout ça à une même place, sous une plateforme où les étudiants pourraient acheter tous leurs livres au même endroit», raconte Jean-Michel Veillette. 

«On», c’est avec son partenaire d’affaires, Marc-Antoine Paquet. Ensemble, ils ont cofondé Lexya, avant même d’avoir terminé leurs études en administration à l’université Laval. Autrement dit, depuis l’obtention de leur diplôme, ils n’ont jamais été salariés. 

Et donc, qu’est-ce que Lexya? «C’est une plateforme 100% en ligne qui facilite l’achat des livres scolaires que ce soit pour les étudiants universitaires et collégiaux ou les élèves du secondaire», répond Jean-Michel Veillette. Et qui en assure la livraison à domicile. 

À ses débuts, en 2018, Lexya se présentait comme une plateforme de ventes de livres scolaires d'occasion. Mais rapidement, les jeunes entrepreneurs se sont rendu compte que d’autres solutions existaient déjà, ne serait-ce que des sites de revente connus d’objets d'occasion. 

«On a bien vu que ce n’était pas avec ça que nous ferions de l’argent. Mais c’était une bonne manière d’attirer de nouveaux utilisateurs. Cela nous a permis de développer la plateforme et une audience qui revenait chaque session», exprime-t-il. 

Le game changer, pour citer Jean-Michel Veillette, a été pendant la pandémie. Et cette occasion s’est présentée de l’autre côté du fleuve, à Lévis. 

«Le campus de l’Université du Québec à Rimouski, à Lévis, avait une boutique de livres sur place. C’est un professeur qui s’en occupait. Ils ont décidé de fermer cette boutique, pour décentraliser, et nous ont proposé que nous nous en occupions afin que ce soit dans un entrepôt qui n’est pas sur le campus. C’était tout nouveau pour nous et ça s’est vraiment bien passé.» 

«Ça fait maintenant trois ans que nous travaillons avec eux. Chaque session, c’est presque 3000 étudiants qui achètent leurs livres sur Lexya», illustre-t-il. 

Depuis, d’autres institutions universitaires de la province ont conclu des ententes d’exclusivité avec la jeune pousse de Québec, faisant ainsi l’économie de toute la logistique derrière l’approvisionnement, le stockage et la vente des lectures obligatoires pour leurs clientèles.

 

De l’université au secondaire 

Aujourd’hui, disent les deux entrepreneurs, pas moins de 250 000 étudiants ont utilisé Lexya au cours de la dernière année. À la première, c’était 5000. Cela se traduit aussi par une croissance soutenue du chiffre d’affaires. 

De 25 000$ de revenus à l’an un, ce chiffre est passé à 80 000$ l’année suivante. Et pendant la pandémie, ils ont atteint un chiffre d’affaires de 700 000$. 2023 se terminera tout près du million et les projections de Jean-Michel Veillette et de Marc-Antoine Paquet sont de 1,5 million en 2024. 

«Nous ne sommes pas les seuls à vendre des livres. C’est plus avec la façon dont on le fait, la technologie que nous avons développée, qui inclut un peu d’intelligence artificielle, nos outils et notre méthodologie que nous nous démarquons», dit ce dernier. 

« Nous avons développé une expertise, surtout une technologie », ajoute Marc-Antoine Paquet. 

C’est ainsi qu’en cinq années d’existence, Lexya est maintenant accessible à tous les étudiants universitaires de la province pour se procurer leurs manuels scolaires. Un des prochains objectifs de l’entreprise est aussi d’étendre son service à tous les étudiants du collégial. 

«Nous nous sommes concentrés sur le matériel obligatoire dans la réussite d’un cours. Que ce soit un étudiant en médecine, en droit, en administration… On se spécialise dans la distribution de livres obligatoire dans un contexte scolaire. Tant universitaire, collégial que secondaire. On s’en occupe. Ce sont les mêmes fournisseurs pour tout le monde», explique Marc-Antoine Paquet. 

Avec son option Lexya pro, comme elle le fait avec certaines institutions universitaires et collégiales, la start-up se voit aussi confier la gestion des manuels scolaires d’écoles secondaires. L’entreprise reçoit la liste des cours, la liste des livres et le nombre d’élèves. 

«Par la suite, nous créons la plateforme à partir de leurs besoins. On prend en compte tous les critères et nous la personnalisons par la suite.» 

«Chaque école a son portail, son image. Pour les écoles, nous offrons vraiment un service clé en main. Tout ce qu’elles ont à faire, c’est la communication auprès des élèves», poursuit Marc-Antoine Paquet. 

Évidemment, dans les années à venir, les deux jeunes entrepreneurs souhaitent continuer d’étendre les services de Lexya dans la province, mais aussi ailleurs au Canada. Mais aussi sa nouveauté Evelya, une billetterie en ligne pour la vie étudiante qui permet aux associations d’organiser des événements. Une nouveauté qui, aux dires de Jean-Michel Veillette, plaît aux utilisateurs, mais qui amène aussi du «trafic» sur leur site. «Nous avons encore plein d’idées», termine-t-il.

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