10 mesures pour bâtir son plan d'attaque

Publié le 15/01/2015 à 00:11

10 mesures pour bâtir son plan d'attaque

Publié le 15/01/2015 à 00:11

5-) Éviter la mise en concurrence

Ils font partie des pratiques destinées à doper les ventes des équipes de commerciaux : les concours récompensant le meilleur vendeur du mois sont pourtant des pratiques à risques, augmentant la productivité au détriment de l’esprit d’équipe et du sentiment d’appartenance.

« Les études montrent que les deux variables très importantes dans la prévention du suicide sont le manque de cohésion de l’équipe ainsi que les surcharges de travail», rappelle Angelo Soares, professeur titulaire au département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. En opposant les salariés, « la compétition favorise des salariés qui ne collaborent pas avec les autres et qui seront poussés au burn-out en se dépassant tout le temps », estime Mario Messier. Une bonne pratique : examiner la culture de l’organisation pour déterminer quels sont les comportements valorisés.

6-) Le programme d’aide aux employés

Pilier d’une politique de santé mentale en entreprise, le programme d’aide aux employés (PAE), souvent présent au sein des grandes entreprises, consiste à offrir un numéro d’appel gratuit qui permet aux salariés de joindre des psychologues de manière anonyme et en tout temps. Il fait partie des outils qui peuvent se révéler indispensables pour réduire les risques, en améliorant l’information ainsi que l’écoute des salariés.

« Ce programme est important car comme on n’est pas capable de prévoir à 100% les risques, il faut avoir des solutions quand les premiers symptômes apparaissent », ajoute Angelo Soares. Il suggère aux entreprises ayant peu de moyens de s’associer avec d’autres compagnies pour offrir leurs programmes en commun.

« Ce peut-être à la fois un outil de prévention et une solution en cas de crise. Mais il faut absolument qu’il soit assuré par une tierce partie afin que les salariés aient confiance dans la confidentialité des données échangées », précise Virginie Gosselin, conseillère principale en santé mieux-être à la Standard Life.

7-) S’inspirer de la norme en santé psychologique

Mise en place en janvier 2013 par le Groupe CSA, le Bureau de normalisation du Québec et la Commission de la santé mentale du Canada, la norme nationale en santé psychologique est un outil dont les entreprises peuvent s’inspirer. Elle identifie notamment les 13 principaux facteurs qui peuvent avoir une influence positive ou négative sur la santé des salariés, comme la culture organisationnelle, le respect, le soutien psychologique que l’on donne aux employés, la charge de travail, la reconnaissances ou la participation aux décisions.

Pierre Durand, professeur titulaire en santé publique et environnement de travail à l’École des relations industrielles de l’Université de Montréal, rappelle que les programmes les plus efficaces sont ceux qui agissent de manière intégrée sur plusieurs fronts. « Il est important d’avoir des actions qui s’intéressent au milieu de travail, pas seulement à l’individu. Car la méditation, les massages ou encore le yoga ne procurent qu’un soulagement temporaire », estime-t-il.

8-) Remettre l’humain au cœur du management

Dans un monde qui va toujours plus vite, les entreprises et les gestionnaires courent derrière la productivité. « Or, travailler avec des humains nécessite de prendre du temps pour vaincre les résistances au changement », rappelle Mario Messier. Dans ce contexte, développer une culture de respect des individus est primordial. « Même en temps de crise, il faut aussi faire le constat que la solution n’est pas toujours de couper des postes lorsque les gens partent à la retraite, car cela se traduira forcément par des surcharges de travail sur d’autres postes », met en garde Angelo Soares.

9-) Une meilleure conciliation travail-famille

Avec l’arrivée de la génération Y, qui souhaite conserver plus de temps pour ses loisirs et la famille, le sujet de la conciliation travail-famille devient de plus en plus stratégique au sein des entreprises. « On observe que la souplesse des horaires est l’une des choses que la jeune génération recherche le plus », constate Mireille Doré. En dehors des pratiques de télétravail, que certaines entreprises ont commencé à développer à raison de quelques journées par semaine, des organisations demandent par exemple à leurs salariés d’assurer une présence entre 10h30 et 15h. « Ils peuvent ensuite choisir d’arriver plus tôt ou de partir plus tard, mais cela leur permet d’aller chercher leurs enfants à l’école. Les réunions, qui font partie des plus grandes pertes de temps, peuvent également être revues de manière à être écourtées », résume Mireille Doré. De petits gestes qui peuvent permettre de faire gagner du temps au quotidien et donc de réduire le stress.

10-) Faire un suivi réaliste

Plutôt que de vouloir faire des bonds de géant, mieux vaut commencer par des petits pas… « Il faut être réaliste et savoir célébrer les petits progrès », estime Samuel Breau.

Pour cela, vous devrez vous doter d’outils de mesure à la fois objectifs et subjectifs, comme le taux d’absence à court et long terme, le niveau d’engagement et de stress des employés, le pourcentage de salariés en burn-out, le coût des médicaments, ou encore le taux de recours au programme d’aide aux employés. Un simple tableau Excel peut suffire pour démarrer.

« L’important est de regarder les choses de manière intégrée, en se demandant si l’on peut faire des liens ou des corrélations entre les différents indicateurs », suggère Claudine Ducharme, de Morneau Shepell. Le suivi régulier de ces indicateurs sera ensuite un facteur de réussite.

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