Lieux de travail: des technos pour détecter la COVID-19

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Avril 2021

Lieux de travail: des technos pour détecter la COVID-19

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Édition du 14 Avril 2021

Par Philippe Jean Poirier
Sarah Houde

En temps de pandémie, la technologie de comptage de personnes en magasin permet d'assurer la distanciation. (Photo: 123RF)

SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL. Une application mobile capable de reconnaître une toux de COVID avec une précision de 98,5 % développée au Massachusetts Institute of Technology. Un projet de caméras thermiques et d’algorithmes d’intelligence artificielle pour effectuer des contrôles de température de foule dans les campus et les stades américains, né d’un partenariat entre Patriot One Technologies et Cisco Co-Innovation Centre. Et combien d’applications mobiles de traçage de cas tels Alerte COVID et de bracelets de distanciation — le Distanceur Social, le Radius de Vidéotron, etc. — lancés depuis les premiers mois de la pandémie...

Beaucoup de solutions technologiques sont mises de l’avant pour freiner la COVID-19, mais peu réussissent à s’imposer sur le marché. L’hypothèse de Michel Tousignant, président de Solutions informatiques Logicware, est que les entreprises hésitent à débourser pour des technologies qui deviendront obsolètes après la pandémie.

 « L’élément différentiateur de notre bracelet intelligent est que nous amenons une vision post-COVID, explique l’entrepreneur de Magog, qui fait partie d’un consortium local avec les PME Maintenance Directe et Yuno. On veut qu’il continue à vivre dans le domaine manufacturier et qu’il trouve des applications dans l’industrie 4.0. »

Le bracelet développé par le consortium utilise la technologie à bande ultra-large (UWB), plus performante pour géolocaliser une personne. « On obtient une précision au centimètre près, et ce, sans égard à l’orientation du bracelet », explique Claude Caron, président de Yuno, qui se spécialise justement en géolocalisation.

Lorsque le palier d’alerte COVID est au rouge, le bracelet peut servir à maintenir la distanciation (par sons ou vibrations) ou à évaluer le risque de contagion (par l’analyse des données de géolocalisation).

En parallèle, ses créateurs ont imaginé tout un éventail de situations où le bracelet pourrait être utile dans une usine. « Le bracelet pourrait avertir un employé qu’il entre dans un périmètre de sécurité, ou alors communiquer avec un robot qui se trouve dans les environs, illustre Michel Tousignant. Il pourrait aussi servir à optimiser une route de maintenance ou à obtenir des statistiques de passage. » 

La technologie d’identification par radiofréquences (RFID) intégrée au bracelet ouvre la porte à d’autres types de fonctionnalité : il peut devenir une carte d’accès à des lieux sécurisés ou encore une carte de paiement à la cafétéria. Un accessoire à tout faire, en quelque sorte.

Intensification du « sans contact »

La transition vers des technologies dites « sans contact » était déjà entamée avant la pandémie. Or, du jour au lendemain, celles-ci ont trouvé un double emploi, soit de freiner la propagation du virus par le contact des surfaces tout en offrant des gains d’efficacité opérationnelle aux entreprises.

Robert Meunier, président de Maestro Technologies, a vu un regain d’intérêt pour ses solutions mobiles de gestion des feuilles de temps dans le domaine de la construction. « Les gens ont réalisé l’urgence de mettre en place des solutions d’approbation électronique et de transfert de document, affirme-t-il. Plusieurs entreprises transmettent maintenant leurs factures par courriel et font des paiements directs. »

Workaxle est une autre entreprise québécoise qui propose une plateforme de gestion des présences au travail « sans contact », dans des secteurs aussi variés que la restauration, l’hôtellerie, la pharmaceutique et le manufacturier. « Nous desservons tous les secteurs où les horaires de travail sont très dynamiques », explique Maxim Bégin, consultant de solutions d’entreprise pour Workaxle. 

L’application mobile, préalablement installée sur le cellulaire de l’employé, communique avec une radiobalise installée sur le lieu de travail, afin de comptabiliser le nombre précis d’heures travaillées. Cette technologie est à la base conçue pour « éviter le vol de temps » de la part des employés. Elle a maintenant un double usage, remplaçant un vecteur potentiel de transmission du virus que sont les « machines à punch ».

Une autre technologie qui a trouvé un nouvel élan dans la dernière année est celle du comptage de personnes en magasin. Auparavant, elle était surtout utilisée par les détaillants spécialisés dans l’habillement, les chaussures, les meubles et les articles de sport, afin de calculer le taux d’achalandage ainsi que le taux de conversion. « Ces commerces veulent maximiser leurs ventes en s’assurant d’avoir le bon nombre de vendeurs sur le plancher », explique Éric Lépine, directeur de l’accompagnement client de SMS Storetraffic, une solution de comptage d’achalandage. 

En temps de pandémie, la nécessité de connaître en temps réel le taux d’occupation d’un commerce s’applique à tous les détaillants. « On compte désormais parmi nos clients des succursales de Jean Coutu et de Canadian Tire, ainsi que des marchés d’alimentation, qui veulent surveiller le ratio de clients en magasin », rapporte Éric Lépine. Éventuellement, ces nouveaux détenteurs de solution de comptage pourront utiliser leurs données pour améliorer leur service à la clientèle et augmenter leur taux de conversion.

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