Gestionnaires heureux, entreprise performante

Offert par Les Affaires


Édition du 19 Janvier 2022

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Nadine Lindsay, la présidente et cheffe de la direction de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (Photo: courtoisie)

SANTÉ AU TRAVAIL. La part de bonheur qu’ont les gestionnaires au travail est intrinsèquement liée à leur performance. Une entreprise qui refuse de reconnaître cette relation de cause à effet risque d’en payer le prix, indiquent les études réalisées sur le sujet. 

Le bien-être au bureau résulte avant tout de l’ambiance de travail ainsi que des relations avec les collèges, selon 51 % des Québécois qui ont été interrogés en 2021 dans le cadre de l’étude « L’état du bonheur au travail au Canada », menée par la firme Forrester Consulting à la demande du site d’emplois Indeed.

A contrario, la confusion entourant leurs responsabilités, les conflits et la charge de travail excessive sont source d’anxiété, selon des chercheurs australiens des universités Curtin et Central Queensland, qui ont sondé à ce sujet 305 chefs d’équipe travaillant dans des entreprises privées, des organismes publics et sans but lucratif. Les résultats de leurs travaux, dévoilés en 2018, ont montré que dans un tel contexte, les gestionnaires deviennent misérables et présentent un rendement moins reluisant.

L’étude australienne souligne que certains parviennent tout de même à se sortir la tête de l’eau. Pourquoi ? Leur employeur leur propose des formations sur la « résilience émotionnelle » pour les aider « à satisfaire les exigences croissantes du travail », notent les auteurs. 

Autrement dit, les entreprises qui outillent leurs gestionnaires afin qu’ils puissent maintenir leur équilibre psychologique font en sorte que ces derniers sont plus heureux au travail et, ultimement, plus performants. 

 

L’exemple de l’OACIQ

La présidente et cheffe de la direction de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), Nadine Lindsay, est bien au fait du rapport entre le bien-être et la performance au travail. « Maintenir un haut taux d’énergie de façon constante et durable, ça ne se fait pas tout seul, souligne-t-elle. Il faut avoir un équilibre, et pour cela, une bonne santé physique et mentale. »

À son arrivée à la tête de l’OACIQ, en 2016, Nadine Lindsay a commencé par glisser quelques conseils sur la santé physique pendant les rencontres d’équipe. Puis, il y a trois ans, elle a abordé le sujet de la santé mentale. Une conférence a été donnée par l’organisme de soutien Relief pour mettre en évidence les facteurs qui contribuent à la santé psychologique et pour démystifier les tabous. Tous les employés de l’OACIQ ont dû y assister pour éviter de stigmatiser qui que ce soit. 

Différentes activités ont ensuite été offertes sur une base volontaire. « Je ne voulais pas qu’on parle [de santé mentale] à un moment X parce qu’il fallait en parler. Je voulais que ça fasse partie de notre vocabulaire et même de notre quotidien », explique Nadine Lindsay. Après trois années d’effort, la presque totalité du personnel de l’organisme (99 %) affirme que celui-ci leur permet d’adopter un mode de vie sain, selon un sondage interne réalisé cet automne. 

Les initiatives promouvant le bien-être au sein de l’OACIQ sont par ailleurs appréciées par 90 % des employés, selon ce même sondage. Les gestionnaires sont ainsi encouragés à parler de santé mentale avec les membres de leur équipe, et à intervenir si l’un d’eux montre des signes de détresse psychologique. 

 

Des gestionnaires outillés

Or, pour qu’un chef d’équipe puisse prêter main-forte à un employé en difficulté, il doit lui-même être dans un état mental satisfaisant. « On ne peut pas offrir ce que l’on n’a pas », résume Geneviève Desautels, CRHA, qui dirigeait les firmes Amplio Stratégies et Illuxi jusqu’en novembre dernier, maintenant à la tête de l’organisme Éduc’alcool. 

De la même façon, un gestionnaire heureux au travail est davantage en mesure de procurer du bien-être à ses employés et à les encourager à se dépasser. Geneviève Desautels souligne également que des gestionnaires qui parviennent à préserver leur santé psychologique affrontent les changements avec sérénité et qu’ils sont plus prompts à trouver des solutions quand un problème survient. « Surtout, ils restent en poste », ajoute-t-elle. Un atout important à l’heure où bien des travailleurs réfléchissent au sens à donner à leurs activités professionnelles.

Si les initiatives que lancent les entreprises pour encourager leurs employés à prendre soin de leur santé mentale représentent un facteur de rétention de main-d’œuvre, elles contribuent aussi à attirer de nouveaux talents, selon Nadine Lindsay. « [La promotion de la santé mentale], c’est un élément attrayant, constate-t-elle. La rareté de main-d’œuvre touche tout le monde, mais, malgré tout, il y a beaucoup de candidats qui postulent à nos offres d’emploi. »

Prendre soin de la santé mentale des gestionnaires va ainsi de soi. Le contraire met leur performance en jeu, mais aussi celle de leurs employés. Et, ultimement, le rendement de l’entreprise entière. 

La part de bonheur qu’ont les gestionnaires au travail est intrinsèquement liée à leur performance. Une entreprise qui refuse de reconnaître cette relation de cause à effet risque d’en payer le prix, indiquent les études réalisées sur le sujet. 
Le bien-être au bureau résulte avant tout de l’ambiance de travail ainsi que des relations avec les collèges, selon 51 % des Québécois qui ont été interrogés en 2021 dans le cadre de l’étude « L’état du bonheur au travail au Canada », menée par la firme Forrester Consulting à la demande du site d’emplois Indeed.
« A contrario », la confusion entourant leurs responsabilités, les conflits et la charge de travail excessive sont source d’anxiété, selon des chercheurs australiens des universités Curtin et Central Queensland, qui ont sondé à ce sujet 305 chefs d’équipe travaillant dans des entreprises privées, des organismes publics et sans but lucratif. Les résultats de leurs travaux, dévoilés en 2018, ont montré que dans un tel contexte, les gestionnaires deviennent misérables et présentent un rendement moins reluisant.
L’étude australienne souligne que certains parviennent tout de même à se sortir la tête de l’eau. Pourquoi ? Leur employeur leur propose des formations sur la « résilience émotionnelle » pour les aider « à satisfaire les exigences croissantes du travail », notent les auteurs. 
Autrement dit, les entreprises qui outillent leurs gestionnaires afin qu’ils puissent maintenir leur équilibre psychologique font en sorte que ces derniers sont plus heureux au travail et, ultimement, plus performants. 
L’exemple de l’OACIQ
La présidente et cheffe de la direction de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), Nadine Lindsay, est bien au fait du rapport entre le bien-être et la performance au travail. « Maintenir un haut taux d’énergie de façon constante et durable, ça ne se fait pas tout seul, souligne-t-elle. Il faut avoir un équilibre, et pour cela, une bonne santé physique et mentale. »
À son arrivée à la tête de l’OACIQ, en 2016, Nadine Lindsay a commencé par glisser quelques conseils sur la santé physique pendant les rencontres d’équipe. Puis, il y a trois ans, elle a abordé le sujet de la santé mentale. Une conférence a été donnée par l’organisme de soutien Relief pour mettre en évidence les facteurs qui contribuent à la santé psychologique et pour démystifier les tabous. Tous les employés de l’OACIQ ont dû y assister pour éviter de stigmatiser qui que ce soit. 
Différentes activités ont ensuite été offertes sur une base volontaire. « Je ne voulais pas qu’on parle [de santé mentale] à un moment X parce qu’il fallait en parler. Je voulais que ça fasse partie de notre vocabulaire et même de notre quotidien », explique Nadine Lindsay. Après trois années d’effort, la presque totalité du personnel de l’organisme (99 %) affirme que celui-ci leur permet d’adopter un mode de vie sain, selon un sondage interne réalisé cet automne. 
Les initiatives promouvant le bien-être au sein de l’OACIQ sont par ailleurs appréciées par 90 % des employés, selon ce même sondage. Les gestionnaires sont ainsi encouragés à parler de santé mentale avec les membres de leur équipe, et à intervenir si l’un d’eux montre des signes de détresse psychologique. 
Des gestionnaires outillés
Or, pour qu’un chef d’équipe puisse prêter main-forte à un employé en difficulté, il doit lui-même être dans un état mental satisfaisant. « On ne peut pas offrir ce que l’on n’a pas », résume Geneviève Desautels, CRHA, qui dirigeait les firmes Amplio Stratégies et Illuxi jusqu’en novembre dernier, maintenant à la tête de l’organisme Éduc’alcool. 
De la même façon, un gestionnaire heureux au travail est davantage en mesure de procurer du bien-être à ses employés et à les encourager à se dépasser. Geneviève Desautels souligne également que des gestionnaires qui parviennent à préserver leur santé psychologique affrontent les changements avec sérénité et qu’ils sont plus prompts à trouver des solutions quand un problème survient. « Surtout, ils restent en poste », ajoute-t-elle. Un atout important à l’heure où bien des travailleurs réfléchissent au sens à donner à leurs activités professionnelles.
Si les initiatives que lancent les entreprises pour encourager leurs employés à prendre soin de leur santé mentale représentent un facteur de rétention de main-d’œuvre, elles contribuent aussi à attirer de nouveaux talents, selon Nadine Lindsay. « [La promotion de la santé mentale], c’est un élément attrayant, constate-t-elle. La rareté de main-d’œuvre touche tout le monde, mais, malgré tout, il y a beaucoup de candidats qui postulent à nos offres d’emploi. »
Prendre soin de la santé mentale des gestionnaires va ainsi de soi. Le contraire met leur performance en jeu, mais aussi celle de leurs employés. Et, ultimement, le rendement de l’entreprise entière. 

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