Quand devrait-on commencer à penser à sa relève?

Publié le 28/02/2014 à 16:09

Quand devrait-on commencer à penser à sa relève?

Publié le 28/02/2014 à 16:09

Par Les Affaires

Le plus rapidement possible est le mieux. « Il ne faut pas attendre la dernière minute, que le cédant soit malade ou obligé de partir», indique Mercedes Lussier-Trépanier, conseillère de la relève et de l’entrepreneuriat au CLD Beauharnois-Salaberry.


Elle cite en exemple une entreprise en commerce de détail dont le propriétaire, affecté par un soudain cancer, a dû se retirer plus rapidement que prévu pour passer le flambeau à son fils. « Il avait pu transférer les connaissances techniques à son fils. Malheureusement, il a manqué de temps pour transférer les aptitudes de gestion financière. Malgré les efforts d’accompagnement de la part du CLD pour aider le fils lors du transfert, l’entreprise qui comptait une dizaine d’employés a dû fermer ses portes moins de deux ans après la reprise », rapporte Mme Lussier-Trépanier.


En général, l’âge de la cinquantaine est un bon moment pour entamer le processus de la relève. « Et bien souvent, ces cinquantenaires ont eux-mêmes vécu une relève », souligne Claude Savoie, président de Dixit Coaching, une firme qui offre des services de coaching pour la relève.


La plupart des experts en relève soutiennent qu’il faut plus de cinq ans pour réaliser le transfert d’entreprise. « Préparer sa relève, c’est préparer son indépendance financière, son fonds de pension », signale Nathalie-Anne Croft, conférencière et conseillère en transfert d’entreprise. De cinq à sept années sont nécessaires selon elle pour former adéquatement une nouvelle direction face aux clients, aux fournisseurs, sans oublier les employés.


« Un changement de direction trop radical peut entraîner de l’incertitude auprès de ces acteurs, d’où l’avantage de favoriser une intégration graduelle du releveur », recommande Mercedes Lussier-Trépanier.


 


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Foodarom, ou les parfumeurs de l'industrie agroalimentaire

Il y a 44 minutes | Matthieu Charest

PME DE LA SEMAINE. La PME de Longueuil parfume nos aliments, de l’Allemagne à l’Italie en passant par les États-Unis.

L'IA militarisée se glisse en douce dans C2 Montréal!

CHRONIQUE. J'y ai aperçu la face cachée de l'intelligence artificielle, et ça m'a donné froid dans le dos...

À quoi tient notre avenir? À la beauté!

22/05/2019 | Olivier Schmouker

CHRONIQUE. La preuve par l'exemple avec le designer Daan Roosegaarde, de passage à C2 Montréal...