En tant que releveur, comment gagner la confiance des employés?

Publié le 13/03/2014 à 14:30

En tant que releveur, comment gagner la confiance des employés?

Publié le 13/03/2014 à 14:30

Par Claudine Hébert

« Il faut faire preuve de beaucoup d’humilité », souligne d’emblée Martin Deschênes, président et chef d’exploitation de Groupe Deschênes depuis l’an 2000. Martin Deschênes, qui dirige l’entreprise spécialisée dans la distribution de matériaux de plomberie, de chauffage et autres produits connexes, a remporté le concours des Médaillés de la relève en 2008.

La pire chose à faire comme jeune releveur, dit Martin Deschênes, c’est de vouloir écraser les gens en place pour démontrer qu’on est fort et qu’on mérite notre place. « Pour gagner le respect, il faut écouter, communiquer et surtout bien comprendre la dynamique de l’entreprise », souligne Martin Deschênes qui dirige plus de 1500 employés.

Avant que Jacques Deschênes annonce aux employés qu’il passait le flambeau à son fils, ce dernier a demandé à Martin : « Est-ce qu’il y a des gens que tu voudrais que je remercie avant mon départ pour ne pas te faire porter l’odieux du congédiement ?» Une initiative que le releveur a beaucoup appréciée.

Chez Roxon Medi-Tech, à Montréal, Michael Solomita, n’a pu bénéficier du soutien de son paternel. Suite à un diagnostic d’Alzheimer pour son père, Michael Solomita a dû prendre rapidement les rênes de l’entreprise familiale en 2004.

« J’admets avoir commis quelques gaffes comme releveur. J’avais 30 ans. J’arrivais du milieu des finances. J’ai voulu effectuer des changements trop vite, ce qui a entraîné quelques frictions », rapporte le pdg de Roxon Medi-Tech, une entreprise de distribution d’équipements médicaux, fondée par son père en 1975.

« J’ai peut-être aussi trop fait de réunions. J’ai réalisé que je voulais faire travailler ensemble des employés qui ne s’entendaient pas », avoue-t-il.

Avec le temps, Michael Solomita a compris qu’il devait y aller étape par étape, et gagner la confiance des employés sans les brusquer. « J’ai eu besoin d’une année complète pour gagner le respect des jeunes employés. Chez les vétérans, je crois avoir réussi après 10 ans à la tête de l’entreprise. Mais il se peut que certains employés de longue date doutent encore de mes capacités, même si l’entreprise a doublé son chiffre d’affaires en dix ans…», concède l’entrepreneur.

Michael Solomita continue de vouloir échanger sur les bons et mauvais coups en relève. « Je vais régulièrement luncher avec d’autres releveurs évoluant dans d’autres secteurs pour justement discuter de nos situations, de nos expériences », conclut-il.

 

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