Des zones d’activités en pleine évolution

Publié le 04/09/2015 à 16:59

Des zones d’activités en pleine évolution

Publié le 04/09/2015 à 16:59

Des bâtisses à l'architecture terne sur des terrains dix fois trop larges dénués de végétation, des rues sans trottoir strictement dédiées aux voitures et aux camions: le parc industriel traditionnel n'a rien d'invitant. Son aménagement utilitaire lui a souvent donné les allures d'un lieu sans âme. Mais cette réalité est en train de changer.


Cliquez ici pour consulter le dossier Région : Parcs industriels


La raison est simple : de l'autre côté de l'Atlantique, les parcs industriels sont confrontés depuis longtemps au manque d'espace. Savoie Technolac, un pôle dans le domaine des énergies développé en France, sur les rives du lac Bourget, est souvent évoqué comme référence par les observateurs et acteurs de développement économique.


Ce parc de moins d'un million de mètres carrés rassemble quelque 230 entreprises, ainsi qu'un campus universitaire accueillant près de 1000 chercheurs et 5000 étudiants. Il inspire notamment par sa manière d'avoir su optimiser l'espace, tout en protégeant les milieux humides et les zones agricoles sur son territoire, en plus d'avoir réussi à mettre en relation les différents acteurs qui y sont installés.


Jusqu'à tout récemment, l'enjeu de la densification ne se posait pas au Québec. « Quand j'étais commissaire industriel à Sherbrooke dans les années 1980, si quelqu'un construisait une usine de 10 000 pieds carrés, on lui vendait 100 000 pieds carrés de terrain en se disant qu'il pouvait s'agrandir une ou deux fois au même endroit », raconte Réal Patry, président de PHD division développement stratégique et qui cumule une quarantaine d'années d'expérience dans le travail autour des parcs industriels.


Mais les mentalités changent. « Il y a encore des villes où la norme règlementaire d'occupation du terrain demeure autour de 10 %, remarque Louis Grenier, associé principal chez Stratégies immobilières LGP. Nous disons à nos clients d'augmenter la densité pour tendre vers 25 à 35 %, ce qui correspond à la nouvelle norme au niveau de l'occupation des terrains. ». Terrebonne et Saint-Laurent sont des exemples de villes où les nouvelles installations tendent vers ce nouveau pourcentage d'occupation.


Prévoir le voisinage


Réal Patry ajoute qu'aujourd'hui les parcs ont tendance à « plutôt prévoir le voisinage ». Si une entreprise envisage une expansion, un terrain plus petit lui sera concédé, tandis que celui adjacent sera généralement réservé un certain temps. Cet espace voisin lui sera alloué si le bâtiment doit effectivement s'agrandir. Mais si la croissance anticipée n'est pas au rendez-vous, le terrain pourra trouver un autre preneur, ce qui permettra d’éviter de perdre de l’espace inutilement.


Cette nouvelle approche passe aussi par un rapprochement entre les édifices et la rue. Si traditionnellement les entreprises construisaient leur bâtiment avec une marge de recul de 15 pieds et installait souvent un stationnement entre le bâtiment et l'axe routier, les directions de parc industriel encouragent désormais les sociétés à se bâtir davantage à 5 pieds de distance de la rue. Cet aménagement facilite l'agrandissement des bâtiments, s'il y a lieu, vers l'arrière, en plus de donner une esthétique plus intéressante au quartier. Toutes ces démarches de densification permettent du même coup de protéger plus de milieux naturels.


Cliquez ici pour consulter le dossier Région : Parcs indutriels


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