La Bourse intéresse de moins en moins les Québécois

Publié le 09/02/2011 à 09:25, mis à jour le 09/02/2011 à 09:24

La Bourse intéresse de moins en moins les Québécois

Publié le 09/02/2011 à 09:25, mis à jour le 09/02/2011 à 09:24

Par Olivier Schmouker

Il semble que les REER les intéressent davantage. Photo : Bloomberg.

En un quart de siècle, le revenu que les Québécois âgés de 25 à 54 ans ont tiré de placements ont diminué de moitié, passant de 1 600 dollars en moyenne annuelle à 800 dollars. Globalement, des 3,6 milliards de dollars que ceux-ci tiraient du revenu des placements, il n’en reste plus que 2,5 milliards, selon l’Institut de la statistique du Québec.

De quoi parle-t-on au juste avec le terme de «revenu de placements»? Communément, on l’identifie aux intérêts et dividendes. Ainsi, on considère comme revenu de placements les dividendes découlant, entre autres, de la détention d’actions dans des entreprises, les intérêts de dépôts bancaires, d’obligation et de certificat d’épargne, ainsi que les revenus de location. À noter que les revenus tirés d’un REER, par exemple, ne sont pas inclus dans le revenu de placements (ils constituent plutôt des «revenus de pensions de retraite et rentes»).

Quand on regarde les statistiques depuis 1982, on note que la dégringolade s’est surtout produite durant la décennie qui a suivie. En 1994, le revenu de placements moyen correspondait à seulement 45% de celui de 1982. Dans les décennies suivantes, la baisse s’est poursuivie plus lentement, avec des niveaux oscillant entre 50 et 60% de la valeur initiale.

Simultanément, on note que de moins en moins de Québécois ont déclaré tirer un revenu de leurs placements. C’était le cas de 1 Québécois sur 2 en 1982, et seulement du tiers en 2008.

Un changement de stratégie ?

Comment expliquer ce phénomène? David Dupont, l’auteur de l’étude, avance plusieurs pistes. Par exemple, certains véhicules financiers se sont montrés «nettement moins attrayants» : les taux des certificats de placements garantis (CPG) sur 5 ans sont passés de 15% en 1982 à 5% en 1994, pour terminer à 3% en 2008. Autre exemple : le rendement moyen des obligations négociables du gouvernement canadien (3 à 5 ans) a diminué de 16,1% à 5,1% entre 1982 et 1994, pour se chiffrer à 3% en 2008.

Une autre explication peut concerner la retraite : nombre de Québécois approchant de celle-ci ont vraisemblablement changé leur stratégie d’épargne, pour délaisser des véhicules financiers comme les dépôts bancaires et les achats de CPG à faible rendement au profit de placements conçus pour leurs vieux jours, comme les REER.

D’ailleurs, la part des revenus provenant des régimes privés de retraite est passée de 12 à 69% entre 1981 et 2001 chez les personnes âgées de 65 ans et plus. De surcroît, on note que c’est surtout parmi les Québécois âgés de 45 à 54 ans que le revenu de placements a le plus diminué, étant passé de 5 800 à 2 600 dollars, entre 1982 et 2008.

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