Me Barbara Sheng, avocate polyglotte

Offert par Les Affaires


Édition du 12 Janvier 2019

Me Barbara Sheng, avocate polyglotte

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Édition du 12 Janvier 2019

Me Barbara Sheng

Me Barbara Sheng, avocate chez Stikeman Elliott, a d'abord étudié en science politique et développement international, avant d'opter pour le droit. Cela l'a d'ailleurs menée à travailler auprès de l'Atomic Energy Council, de Taïwan, dans un projet de recherche sur les énergies renouvelables.

Elle a terminé son droit à l'Université de Montréal après avoir étudié en anglais au cégep et pour son premier baccalauréat (McGill), notamment parce qu'elle souhaitait maîtriser la langue française. Née d'une mère vietnamienne, qui parle le vietnamien et le cantonnais, et d'un père taïwanais, qui parle le mandarin et le taïwanais, Me Sheng est sans surprise devenue polyglotte. En plus du français et de l'anglais, elle peut s'exprimer en cantonnais, en mandarin, en taïwanais et même un peu en allemand, qu'elle a appris à l'université.

Un avantage appréciable pour celle qui travaille en fusion et acquisition avec un fort accent sur les transactions transfrontalières. « Il y a de plus en plus d'investisseurs chinois actifs au Canada, donc c'est un atout de pouvoir communiquer avec eux dans leur langue ou de pouvoir traduire pour les collègues certains points qu'ils n'arrivent pas à bien exprimer en français ou en anglais », explique-t-elle.

Elle note que la connaissance de la langue est utile en développement des affaires, mais aussi pour appuyer les clients canadiens qui font des affaires dans différents pays d'Asie. Elle aide aussi à mieux comprendre la culture de ces pays, et donc à éviter les malentendus.

Selon elle, le fait d'être issue d'une minorité visible n'a jamais eu d'impact sur sa carrière, pas plus que celui d'être une femme d'ailleurs. Elle siège aujourd'hui au comité des étudiants et stagiaires de Stikeman Elliott, à Montréal, et est à même de constater que le cabinet cherche d'abord et avant tout à recruter les meilleurs talents, sans égard pour leur origine ou leur genre.

Quant à sa passion pour le développement et l'aide humanitaire, elle l'assouvit en siégeant au conseil d'administration d'Action contre la faim Canada. L'organisme déploie des projets liés à la sécurité alimentaire, à la santé et à l'accès à l'eau au Canada et à l'étranger.

« C'est important pour moi de continuer à appuyer ce genre de causes en parallèle de ma carrière en droit », conclut-elle.

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