«Les occasions ne tombent pas du ciel : il faut les identifier et aller les chercher»

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Décembre 2014

«Les occasions ne tombent pas du ciel : il faut les identifier et aller les chercher»

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Décembre 2014

Par Marie-Claude Morin

Madeleine Paquin, de Logistec, a reçu le prix PDG de l'année dans la catégorie «Moyenne entreprise». [Photo: M. Flamand]

Madeleine Paquin est née à Québec et y a grandi. Elle a grimpé les échelons de Logistec avant d'en prendre la tête en 1996, à l'âge de 34 ans. Depuis, elle fait bondir les revenus et les profits, gagnant l'estime de l'industrie et des investisseurs. Ses soeurs et elle contrôlent toujours 76 % des droits de vote de l'entreprise fondée par leur père en 1952.


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Logique. Madeleine Paquin répètera ce mot à plusieurs reprises au cours de notre rencontre dans son bureau du Vieux-Montréal. Lorsque nous le lui faisons remarquer, la présidente et chef de la direction de Logistec rit, mais ne semble pas vraiment surprise. «La business, c'est logique ! C'est un jeu dans lequel il faut juste se positionner.»


Pas à grands coups d'éclat. Par un travail de longue haleine. «Un pas à la fois, on est capable de bâtir quelque chose de solide», dit-elle de son ton calme et posé. Force est d'admettre que l'approche fonctionne. Déjà, l'an dernier, les résultats avaient étonné : à 298 M $, les revenus de la société de services maritimes affichaient une hausse de 19 %, alors que le bénéfice net, à 27,5 M $, s'était apprécié de... 73 % !


La marche était haute pour la suite. Et pourtant. Au cours des neuf premiers mois de 2014, les revenus ont progressé de 7,6 % par rapport à la même période l'an dernier, et le bénéfice net a augmenté de 13,7 %.


Malgré cela, la femme d'affaires de 52 ans est probablement l'une des plus discrètes du Québec. Même si la société qu'elle dirige exploite 43 terminaux dans 29 ports un peu partout en Amérique du Nord, en plus de se diversifier dans les services environnementaux (restauration de sites, gestion de matières réglementées, réhabilitation de conduites d'eau), peu de Québécois la connaissent.


À l'extérieur de l'industrie du transport et de la logistique, devrait-on préciser. Parce que, dans son secteur, celle qui a pris la tête de l'entreprise familiale en 1996 compte, de l'avis de tous, un incroyable réseau de contacts. Elle est de plus sollicitée par nombre de comités et organismes liés au transport maritime. «Madeleine Paquin est quelqu'un de très respecté dans notre industrie, indique Sylvie Vachon, pdg du Port de Montréal. Au-delà de son entreprise, elle contribue à la réussite de tout le secteur.» Les deux femmes ont collaboré à la mise sur pied de Cargo M, la grappe de logistique et transport de Montréal, en 2012. «Je savais que ça allait marcher parce qu'elle était là, raconte Mme Vachon. C'est une personne qui fait avancer les dossiers.»


Nicole Trépanier, présidente de la Société de développement économique du Saint-Laurent, abonde dans le même sens. «Elle arrive préparée aux réunions et comprend les tenants et aboutissants.» Très impliquée, elle n'hésite pas, cependant, à déléguer un collaborateur si elle juge ne pas pouvoir pleinement contribuer. «C'est une femme d'engagement, responsable et dévouée.»


La mère de deux filles de 17 et 19 ans appuie également plusieurs causes sociales, même si elle ne le crie pas sur les toits, assure son amie Roxanne Vachon, relationniste pour la Fondation Québec Jeunes. «Quand on fait appel à Madeleine, elle est toujours là ! Elle a un sens de l'engagement sociétal très développé.»


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