«J'ai le sentiment d'un certain momentum de Desjardins sur plusieurs volets»

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Décembre 2014

«J'ai le sentiment d'un certain momentum de Desjardins sur plusieurs volets»

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Décembre 2014

Par Marie-Claude Morin

Le choix de la cible a été assez naturel, raconte Monique Leroux. «State Farm Canada a des marchés complémentaires aux nôtres et offre de belles synergies, mais c'est aussi un groupe mutualiste, ce qui cadre bien avec ce que nous sommes, soit un groupe coopératif.» Très investie dans le processus, qui a duré près de 18 mois, la pdg avait un double défi à relever. «Je devais d'abord expliquer aux gens de Desjardins la logique de ce dossier-là. Ensuite, il fallait amener State Farm [la société mère américaine] à être partie prenante et trouver une manière d'impliquer Crédit Mutuel France, notre partenaire à l'international.» Au final, State Farm, la plus grande mutuelle d'assurances des États-Unis, investira 450 M $ en actions privilégiées dans la filiale d'assurance dommages de Desjardins, et Crédit Mutuel, 200 M $.

Au cours de la dernière année, le Mouvement Desjardins a également achevé la rénovation de son siège social, à Lévis. «Nous avons remis en valeur un espace développé dans les années 1970, ce qui nous permet d'offrir un milieu agréable et innovateur à nos employés», souligne avec fierté cette native de Montréal. Sans oublier le volet développement durable, frappant avec le mur végétal de 15 étages, le plus haut du monde.

L'innovation se fait aussi sentir du côté des technologies, avec des solutions comme Ajusto, en assurance auto. La dirigeante confirme que la technologie occupe une place «énorme» dans ses préoccupations et assure que son équipe planche déjà sur la prochaine petite révolution.

Et sa bonne surprise de 2014 ? «Le Sommet international des coopératives, qui s'est mieux passé que je ne prévoyais. Ça, oui !» Pour sa deuxième édition, en octobre dernier, l'événement biennal visait plus de 3 000 participants provenant de 90 pays. Un pari risqué, que Monique Leroux semble un brin soulagée d'avoir tenu. Il faut dire que tout le monde s'entend sur une chose : ce sommet, c'est son bébé. «C'est elle qui a eu l'idée et qui l'a portée, ici comme à l'international», résume Denis Paré.

Cette implication n'étonne pas ceux qui collaborent avec elle à l'extérieur de Desjardins. Quand l'énergique femme de 60 ans, mère d'une fille de 18 ans, épouse une cause, elle le fait vraiment ! Sous sa gouverne, le Chantier ressources humaines a été l'un des premiers de Finance Montréal à déboucher sur des réalisations concrètes, raconte son directeur général, Éric Lemieux. «Elle s'impliquait très directement, notamment en présidant les réunions. C'est une leader qui sait établir un climat d'échange, ramasser les enjeux et établir les prochaines étapes.» Après plus de deux ans de travaux, la création du Centre d'excellence en finance du Québec était annoncée au début de 2014.

Elliot Lifson, vice-président du conseil de Vêtements Peerless, ne tarit pas non plus d'éloges sur celle qui copréside avec lui la campagne Centraide 2014. «Monique Leroux est l'une des personnes les plus efficaces et intelligentes avec qui j'ai travaillé. C'est vraiment quelqu'un d'exceptionnel.»

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